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[Revue de presse,25 éme journée de L2] Association Sportive Nancy-Lorraine – FC Metz

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Républicain lorrain

Le FC Metz arrache le match nul à Nancy

Bekamenga a une nouvelle fois été dangereux devant le but adverse. Photo Pascal BROCARD

Bekamenga a une nouvelle fois été dangereux devant le but adverse. Photo Pascal BROCARD

Dominé et longtemps mené par son voisin préféré, le FC Metz a arraché un point, hier à Nancy (2-2), grâce à un but de Métanire à la 90e minute. Jouissif et précieux.

Une frappe cadrée, deux buts. Et quelque 20 000 Nancéiens dégoûtés à l’arrivée. Le FC Metz pouvait savourer son œuvre hier, car il a signé une fameuse opération à Marcel-Picot (2-2). En soi, ce match nul ne lui garantit pas la montée et maintient le club mosellan à portée des autres candidats au podium, mais la valeur de ce résultat est ailleurs. Elle tient d’abord au scénario d’un match que les Grenats n’ont jamais dominé et surtout à ce coup de massue infligé au voisin qui attendait une victoire dans le derby lorrain depuis huit ans. Il lui faudra encore s’armer de patience…

Forcément, le tour d’honneur des Nancéiens avait des allures de procession désenchantée, de passage obligé expédié sans aucun enthousiasme. A quelques minutes près, ces garçons auraient pourtant paradé dans un vacarme de tous les diables et une euphorie du tonnerre, mais Romain Métanire, un enfant du FC Metz, s’est chargé de climatiser un stade entier. Il lui a suffi de reprendre un bon centre de Ngbakoto pour marquer avec l’aide du poteau, à l’entrée du temps additionnel (2-2, 90e ). Un coup inespéré. Jamais, dans cette partie, les Grenats n’avaient semblé en mesure de commettre ce petit braquage.

Comme à l’aller…

L’ASNL risque de ruminer longtemps cette affaire. Comme à l’aller, elle semblait supérieure à son hôte. Comme à l’aller (0-0), elle ne l’a pas traduit sur le terrain. C’est un peu de sa faute en même temps. Elle n’aurait jamais dû se contenter de deux buts avec ses neuf tirs cadrés. Dalé, en particulier, a eu mille occasions de faire plier Oberhauser mais le gardien a souvent fait rempart (9e , 14e , 15e ), quand il n’était pas aidé par Mandjeck (78e ) ou Reis (84e ). Sans oublier ces opportunités de Muratori (5e ), Lusamba (22e , 34e ), Robic (57e ) et Puyo (65e ), qui auraient pu garantir un résultat confortable à l’équipe au chardon.

C’est simple : il était permis de se demander comment Metz pouvait se sortir d’un tel guêpier et d’un stade acquis à la seule cause nancéienne. Longtemps, Nancy a marché sur les Grenats. Pedretti, sur corner, avait d’ailleurs fait admirer son toucher en déposant le ballon du premier but sur le crâne de Dalé (1-0, 21e ). Malgré l’égalisation de Lenglet, contre son camp, dans un duel avec Bekamenga (1-1, 38ee ), l’ASNL avait encore remis son match à l’endroit dès la reprise, sur un petit numéro de Dalé à gauche et un centre repris par Lusamba (2-1, 46e ). Pour les errances de la défense messine sur cette action et l’ensemble du match nancéien, la sanction s’imposait naturellement.

Et l’ASNL a continué d’appuyer, de pousser et de donner le tempo à son invité. Une main aurait alors suffi à recenser les fenêtres de tir messines.

Krivets, de loin (28e ), une frappe de Mandjeck détournée par Bekamenga (35e ) et une tentative de Ngbakoto à côté, point barre. Peau de chagrin. Un frisson a même parcouru Picot quand Palomino a balancé Puyo dans la surface (72e ) ou sur un raté de Sassi sauvé sur la ligne (74e ), mais Nancy a payé au prix fort son manque d’efficacité. La suite devait finalement tourner au vinaigre pour les joueurs de Pablo Correa.

Pour les Grenats, ce point avait presque la valeur d’une victoire. Pas d’un aboutissement. Car la venue du Havre, samedi prochain, sera moins symbolique, mais pas moins essentielle.

Christian JOUGLEUX

Le gardien de Metz Oberhauser a répondu présent face à Nancy

Déterminant à de nombreuses reprises, David Oberhauser a été l’un des meilleurs messins vendredi soir. Photo Pascal BROCARD

Déterminant à de nombreuses reprises, David Oberhauser a été l’un des meilleurs messins vendredi soir. Photo Pascal BROCARD

Thomas Didillon blessé, David Oberhauser a assumé l’intérim dans le but messin. Malgré deux buts encaissés, le Bitchois a été à la hauteur de l’événement.

La vie de doublure n’est jamais simple. David Oberhauser, lui, s’en accommode. Le natif de Bitche a endossé cette panoplie depuis son retour au sein de son club formateur à l’été 2014, évoluant d’abord dans l’ombre de Johann Carrasso puis celle de Thomas Didillon. Le gardien messin se tient toujours prêt. Au cas où. Au pied levé, il a répondu présent hier pour pallier le forfait de l’habituel titulaire du poste, victime d’un accident domestique vingt-quatre heures plus tôt.

En septembre, c’est dans la foulée du derby lorrain que David Oberhauser avait déjà sauté dans la brèche pour suppléer Thomas Didillon, blessé à un doigt. Il en avait alors profité pour s’installer dans le but des Grenats pendant huit journées de championnat (entre la 11e et la 15e ). Cette fois, le Bitchois, formé au FC Metz, s’est retrouvé acteur de cette rencontre au parfum enivrant.

Accueilli par une bordée de sifflets et les noms d’oiseaux qui vont avec à l’échauffement, au pied de la tribune occupée par les plus chauds supporters de l’AS Nancy-Lorraine, David Oberhauser est progressivement entré dans son match, aidé de Christophe Marichez, l’entraîneur des gardiens, et du jeune Dylann Dufrenne qui a ensuite pris place sur le banc.

Face au voisin nancéien, le dernier rempart mosellan a tout fait pour retarder l’échéance le plus longtemps possible.

Chaud bouillant

Et si le n°30 messin, tout de jaune fluo vêtu, a brillé, c’est parce que son équipe a souffert sur la pelouse synthétique de Marcel-Picot. Il s’est d’abord mis en évidence sur une frappe surpuissante de Maurice Dalé à l’entrée de la surface (9e ). Vigilant, il a ensuite surgi dans les pieds du même Dalé (14e ) face à qui il s’est encore interposé sur un centre en retrait de Robic (15e ).

Chaud bouillant, David Oberhauser s’est cependant retrouvé livré à lui-même sur le corner sortant de Benoît Pedretti repris victorieusement de la tête par Dalé (21e ). Les efforts réalisés jusque-là par l’ex-gardien de l’AC Ajaccio n’ont pas été vains quand il a assisté, de loin, à l’égalisation des Grenats. Malheureusement, pour goûter à une troisième victoire en championnat en tant que titulaire, le Bitchois devra prendre son mal en patience. Ce derby a mal tourné dès le retour des vestiaires. Le suppléant de Thomas Didillon a été crucifié par Arnaud Lusamba (46e ). Triste sort pour la doublure, encore souvent sollicitée en seconde période.

Néanmoins, le but de Romain Métanire dans le temps additionnel lui a rendu le sourire. En attendant de savoir s’il prolongera son intérim dans le but messin, la durée d’indisponibilité de Thomas Didillon demeurant inconnue à ce jour. Mais dans la quête de la remontée en Ligue 1, Philippe Hinschberger peut compter sur une doublure, discrète, mais efficace. D’ailleurs, l’entraîneur mosellan l’a souligné quelques minutes après le coup de sifflet final en conférence de presse : « Il a été très bon en première mi-temps, a effectué des interventions délicates dans les pieds, a été véloce pour sortir, il aussi été bon sur les centres. Il a fourni un très bon match. Mais je ne suis pas étonné, il est bien depuis plusieurs semaines ; c’est très rassurant. »

Maxime RODHAIN.

Métanire ne lâche rien

Romain Métanire ne s’est pas loupé dans la surface de l’ASNL : une frappe puissante pour arracher l’égalisation. Photo Pascal BROCARD

Romain Métanire ne s’est pas loupé dans la surface de l’ASNL : une frappe puissante pour arracher l’égalisation. Photo Pascal BROCARD

Dominés dans de nombreux domaines du jeu individuellement et collectivement, les Messins ont néanmoins su faire preuve de caractère pour arracher un nul (presque) inespéré. Grâce à un jaillissement de Romain Métanire.

OBERHAUSER. Un match réussi malgré deux buts encaissés sur lesquels il n’est pas coupable ( lire par ailleurs ).

MÉTANIRE. Un match beaucoup moins tranchant que mardi face à Laval. Il est d’ailleurs impliqué sur le deuxième but de l’ASNL lorsque Dalé l’a littéralement laissé sur place pour servir Lusamba (46e ). Le scénario de la rencontre ne lui a pas permis de prendre souvent son couloir jusqu’à ce déboulé dont lui seul a le secret pour égaliser, avec l’aide du poteau, juste avant le coup de sifflet final. Vous avez dit abnégation ?

REIS. Il a alterné le bon et le moins bon. Parfois pris de vitesse par Dalé et Lusamba, notamment, le Portugais n’a pas toujours su s’imposer dans les duels et a manqué quelques relances. Moins rassurant que lors de ces récentes sorties.

PALOMINO. Un match presque parfait. Précieux dans le jeu aérien, bien placé et autoritaire dans ses interventions jusqu’à ce jaillissement de Lusamba sur le deuxième but de l’ASNL (46e ). Son centre parfait a, par ailleurs, permis aux Messins d’égaliser et il a évité à son équipe de prendre le bouillon en stoppant Robic qui partait au but (72e ).

GOMES. Un match sérieux même s’il a souffert, parfois, sur quelques accélérations nancéiennes, notamment face au très actif Robic. Il a tenté d’apporter son écot offensif. En vain cette fois.

SASSI. S’il s’est (très) souvent rendu disponible, offrant des solutions dans l’entrejeu, l’international tunisien n’a que très rarement su exploiter ces opportunités. Son manque de tranchant a, par ailleurs, permis à Dalé de s’imposer sur l’ouverture du score nancéienne (21e ) et, pour la même raison, il a été à deux doigts d’offrir un doublé à l’attaquant de l’ASNL (75e ). Remplacé par SANTOS (80e ).

MANDJECK. Son travail de sape qui faisait des merveilles ces derniers temps a été contrarié par un avertissement précoce (10e ). Du coup, le Camerounais a été moins tranchant dans ses interventions. Bref, il a joué avec le frein main.

CANDEIAS. L’un des Messins les plus actifs hier soir. Il s’est démené sur les côtés sans toutefois parvenir à faire la différence ou à créer le danger aux abords de la surface meurthe-et-mosellane. À noter, également, son travail défensif. Remplacé par KABORÉ (73e ).

KRIVETS. En bonne position, dans l’axe, sa frappe est passée à droite du but nancéien (28e ). Le seul véritable fait d’arme du Biélorusse, transparent par ailleurs. Décevant. Remplacé par IKAUNIEKS (60e ).

NGBAKOTO. Peu en vue durant une bonne heure, le capitaine messin s’est réveillé en fin de rencontre. Replacé dans l’axe après la sortie de Krivets, ses accélérations ont redonné de l’espoir aux siens. Mieux, c’est lui qui offre l’égalisation, avec beaucoup de lucidité, à son pote Métanire (90e ).

BEKAMENGA. Après avoir failli marquer en déviant une frappe de Mandjeck (35e ), il a su mettre suffisamment de puissance pour pousser Lenglet à catapulter le ballon dans ses propres filets afin de relancer son équipe en première période (38e ). C’est peu. Mais suffisant.

Jean-Sébastien GALLOIS.

Les échos du derby

Le Nancéien et buteur Arnaud Lusamba est né à Metz. Photo Pascal BROCARD

Le Nancéien et buteur Arnaud Lusamba est né à Metz. Photo Pascal BROCARD

Si Thomas Didillon vit une véritable malédiction avec les derbys lorrains, un autre gardien du FC Metz risque fort de se souvenir de sa première apparition dans le groupe professionnel. Il s’agit évidemment de Dylann Dufrenne, transfuge de Lens, plus habitués aux matches de la réserve en CFA 2 cette saison. Ce jeune homme de 18 ans a donc connu son baptême à Nancy, ce qui n’est pas anodin dans une vie de footballeur grenat. Il a profité d’une blessure à l’orteil de Didillon, suite à un incident domestique. Pour rappel, ce dernier s’était déjà fracturé un doigt lors de l’échauffement à l’aller…

Hadji

Youssouf Hadji a dû déclarer forfait jeudi soir pour le derby comme tout le monde le sait, touché à un genou. L’habituel capitaine de l’ASNL en connaît un peu plus sur la durée de son indisponibilité qui sera de dix jours maximum. Ce n’est pas long mais ça risque bien de lui faire également manquer le déplacement à Auxerre vendredi prochain.

Lorrains

Sur les vingt-deux acteurs qui ont débuté ce derby lorrain, seuls cinq sont originaires de la région : côté messin, David Oberhauser est né à Bitche et Romain Métanire est un Messin pur sucre ; à Nancy, Michaël Chrétien a vu le jour dans la cité de Stanislas, Youssef Aït Bennasser, lui, à Toul, enfin, Arnaud Lusamba, quant à lui, est natif de… Metz.

Toute la vérité

Alors que Romain Métanire répondait aux journalistes, Guido Milan a chambré son partenaires en lui lançant à tue-tête et dans un large : « Allez, dis-le, t’as voulu centrer. Dis la vérité ! » La vérité, c’est que Yeni Ngbakoto a avoué au deuxième buteur messin de la soirée qu’au départ « il voulait frapper mais qu’il m’a vu au dernier moment. ». Grand bien lui en a pris.

19 152

Le stade Marcel-Picot a (presque) fait le plein hier soir. Seules environ 500 places n’avaient pas trouvé preneurs. Celles réservées aux supporters messins s’ils avaient été autorisés à rendre visite à leurs voisins ?

Sur la toile

La bataille pour la suprématie régionale n’a pas seulement eu lieu à Marcel-Picot. Elle s’est aussi jouée sur la toile où les supporters s’en sont donnés à cœur joie. Souvent avec mauvaise foi mais la plupart du temps avec humour et malice.

Hinschberger : « On ne va pas faire la fine bouche »

Photo : Michel Pira

Photo : Michel Pira

Philippe Hinschberger (entraîneur de Metz) : « Nancy était meilleur que nous sur ce match. Nous avons été dominés dans beaucoup de domaines, technique, athlétique ou encore dans l’engagement. Ce nul est sévère pour les Nancéiens, mais on ne va pas faire la fine bouche. On a démontré qu’il fallait jouer les matches jusqu’au bout. C’est bon pour le moral, mais cela ne doit pas nous empêcher de nous interroger sur nos manques. »

Pablo Correa (entraîneur de Nancy) : « Nous avons réalisé le match que nous voulions faire mais, au final, la victoire nous échappe. Ce nul n’est évidemment pas le résultat attendu au regard de notre prestation. Mais le football c’est aussi une histoire d’efficacité et nous ne sommes pas parvenus à nous mettre à l’abri malgré de nombreuses occasions. »

Antony Robic (milieu de Nancy) : « On fait le match qu’on voulait faire : nous avons mis les Messins en difficulté, nous avons gagné les trois-quarts de nos duels et obtenu suffisamment d’occasions pour tuer le match. Jusqu’à la 90e minute, le scénario était presque parfait. Au final, on perd deux points, c’est rageant ! Non, c’est cruel ! »

Yeni Ngbakoto (milieu de Metz) : «C’est un point vraiment heureux. Tout au long du match, Nancy a été supérieur techniquement. Je ne sais pas si c’est le fait qu’ils jouent un week-end sur deux sur un synthétique. Il y avait une belle équipe en face avec un Pedretti qui mettait sur orbite ses coéquipiers. Mais on est revenu deux fois au score, cela reste un résultat positif face à un concurrent direct.. »

David Oberhauser (gardien de Metz) : « On s’en sort bien, vu la physionomie du match. C’est un très bon point de pris. On savait que Nancy allait avoir la possession du ballon et qu’il faudrait profiter de la moindre petite erreur en deuxième mi-temps et c’est ce qu’on a su faire sur le but égalisateur. (sur son match) Je suis toujours là pour dépanner. J’essaye de faire du mieux possible et je m’en suis bien sorti ce soir. »

Romain Métanire (défenseur de Metz) : « Cette égalisation est la preuve qu’on n’a rien lâché, surtout qu’on n’a pas fait un grand match. Mais on essaye de rester présent dans l’état d’esprit et le but en fin de partie le reflète. On aurait dû montrer beaucoup plus pour avoir les trois points qu’on voulait, mais le point du math nul est bien par rapport au contenu de notre match. (Sur son but) Je me suis rapproché de l’axe. Christian ( Bekamenga ) dévie le ballon sur Yeni qui parvient à le conserver. Je me suis démarqué et il m’a fait la passe. il a bien fait car je marque. Je ne me suis pas posé de question. J’ai vu le côté opposé et j’ai tout fait pour le mettre entre le poteau et le gardien. Ça touche le poteau, je suis le plus heureux ! »

R. J.

Luxemburger Wort

Métanire offre un point précieux au FC Metz à Nancy

Metanire

Romain Métanire, le sauveur du FC Metz, ce vendredi soir à Nancy
Photo: Michel Dell’Aiera

Débordé par Nancy dans de nombreux compartiments du jeu, le FC Metz a néanmoins arraché un point inespéré face à Nancy (2-2). Romain Métanire, dans le temps additionnel (90+1), a surgi en pleine surface pour soulager tout le peuple grenat. Les Messins accueilleront Le Havre samedi 13 février (14h) pour une nouvelle rencontre importante.

Par Hervé Kuc

Le match et sa note

Le FC Metz a raté son entame de match et après un gros quart d’heure de jeu passé à subir la forte poussée nancéenne, les hommes de Philippe Hinschberger ont craqué: le corner de Pedretti a trouvé la tête rageuse de Dalé, délaissé par Palomino, et l’ASNL a logiquement pris les devants du derby lorrain (1-0, 21e).

Ensuite, les Mosellans ont repris de la consistance même si Lusamba (22e) a eu l’opportunité de faire pencher la balance du côté meurthe-et-mosellan. Si Bekamenga a vu sa déviation, sur un essai lointain de Mandjeck (34e), flirté avec le poteau droit du but nancéen, le retour grenat va se faire grâce à un centre du défenseur Palomino: Bekamenga pousse Lenglet à catapulter le ballon dans ses propres filets (1-1, 39e).

Dès le retour de la pause, le FC Metz va craquer d’une manière incompréhensible sur un centre en pleine surface que ni Palomino ni Sassi, trop statiques, n’ont pu intercepter, offrant à Lusamba une réalisation toute prête (2-1, 46e). Débordés, les partenaires de Ngbakoto vont néanmoins réussir à revenir à hauteur des Nancéens dans le temps additionnel. Bekamenga dévie alors un ballon de la tête sur Ngbakoto qui trouve Métanire en pleine surface: le tir du latéral droit messin, avec l’aide du poteau, finit sa course dans les filets de l’ASNL (2-2, 90+1). Un retour de l’enfer que plus aucun supporter grenat n’espérait!

Trop passif, le FC Metz cueille une unité supplémentaire qui pourrait peser lourd lors du décompte final. Un 12/20 qui vaut uniquement pour le point offert miraculeusement par Métanire.

Les joueurs et leur note

Oberhauser (6/10) a surtout empêché le bateau grenat de prendre l’eau au cours d’un premier quart d’heure faiblard de ses coéquipiers. Il a été abandonné par son axe défensif sur les deux buts nancéens.

En défense, Métanire (6,5) a souffert tout au long de la partie, car il a été débordé par la vitesse de ses vis-à-vis mais il a sauvé son match en inscrivant le second but de sa formation. Palomino (4,5) est impliqué sur les deux buts encaissés par son équipe: l’Argentin n’a jamais trouvé ses appuis ni les bons placements. Il a néanmoins délivré un bon centre sur le but du Nancéen Lenglet contre son camp. Reis (4,5) a également peiné, écopant comme il le pouvait avec des moyens insuffisants pour contrarier les attaquants de l’ASNL. Gomes (5,5)avait très bien démarré, et même s’il a baissé de rythme, il a affiché de l’enthousiasme et une détermination sans faille.

Le milieu de terrain messin a énormément souffert face au dynamisme adverse!Mandjeck (4,5) a trop vite reçu un carton jaune, et il n’a plus osé aller au contact sur une surface synthétique qui ne plait pas toujours au grand gabarit. Sassi (4) a fait preuve d’une telle passivité sur le second but nancéen que sa mauvaise note se justifie surtout par ce mauvais fait. Ngbakoto (5) n’a pas pesé sur le jeu de son équipe mais il a offert à Métanire un superbe ballon dans le temps additionnel.Krivets (4) a tenté une frappe trop croisée (21e) puis s’est éteint même s’il a beaucoup couru. Candeias (4,5) a logiquement laissé sa place à Kaboré (73e) qui n’a pu permettre au FC Metz d’arracher un point qu’il ne de méritait pas de toute façon pas.

Enfin, en attaque, Bekamenga (5) a justifié son peu d’amour pour la surface synthétique: il a changé de crampons rapidement (14e), mais a été présent en forçant Lenglet à catapulter le ballon dans son propre but (39e). Il n’a jamais bénéficié de bons services dans la surface.

Le classement

Si Nancy reprend provisoirement la tête de la Ligue 2 (1er, 48 points) en attendant la partie entre Le Havre (6e, 38) et Dijon (2e, 48) lundi, le FC Metz (3e, 43) reste sur le podium, mais il voit d’autres concurrents revenir sur lui à toute vitesse. Le Red Star (4e, 42) et Lens (40) sont lancés à vive allure.

L’Est Républicain

TELLEMENT DUR À AVALER !

Comme à l’aller, plus même, l’ASNL a surclassé son voisin mais a dû se contenter d’un nul. À la clé, un gros sentiment d’injustice quand Métanire égalisa dans les arrêts de jeu. Cruel.

Vincent Muratori et les Nancéiens ne sont pas parvenus à stopper Romain Métanire qui a rapporté in extremis le point du nul à ses coéquipiers. Photos Pierre MATHIS

Vincent Muratori et les Nancéiens ne sont pas parvenus à stopper Romain Métanire qui a rapporté in extremis le point du nul à ses coéquipiers. Photos Pierre MATHIS

Nancy. Le jeu de football est ainsi. Il ne récompense pas toujours la morale, le beau jeu ou même le plus fort. C’est ainsi depuis la nuit des temps. L’ASNL a fait cette douloureuse expérience hier soir dans un match où précisément toutes les sensibilités étaient exacerbées.

De quoi encaisser un méchant coup au moral dont il faudra pourtant s’en remettre au plus vite car si on voit cette fois les choses avec pragmatisme, l’ASNL a perdu deux points, comme mardi à Niort, et face à une opposition qui ne capitule pas, la marge de sécurité se réduit. Les chiffres sont implacables.

Pourtant, il n’y a pas grand-chose à reprocher aux Nancéiens dont le match fut en tous points remarquable. Un vrai récital par séquences mal récompensé pendant ces temps forts. Trop peu en tout cas. Ainsi, au terme d’une première période d’une grande qualité, de loin ce que l’on avait vu de mieux depuis belle lurette, l’ASNL pouvait déjà légitimement se sentir frustrée.

Elle avait copieusement dominé son vieux rival, elle avait bâti une superbe domination territoriale sur une possession affirmée et surtout, elle s’était montrée dangereuse suffisamment de fois pour justifier une nette avance. Seulement voilà, premier couac, sur sa première action cadrée, Metz égalisait en fin de période. Un but qui plus est chanceux car Lenglet, pressé par Bekamenga, trompait son propre gardien de la tête. Le centre tendu était venu de Palomino (38’). Jusque-là, Metz n’avait pas existé autrement que dans une résistance opiniâtre mais terriblement limitée, rayon football il s’entend. Une vraie opposition de styles avec une équipe nancéienne flamboyante par instants, techniquement au-dessus, avec un homme survolant la mêlée, Benoit Pedretti.

Il mit magnifiquement en musique une partition de haute volée. À ses côtés, Lusamba et Aït Bennasser se sublimaient également. Nancy était souveraine et dans ces conditions, il n’était pas étonnant que les occasions s’égrènent. Une seule aboutira, sur un corner de Pedretti, Dale arrivait lancé et catapultait le ballon de la tête au fond des filets (20’). Il se rattrapait aussi car il avait raté une frappe facile (8’) et mal négocié d’autres ballons favorables (14’, 15’).

Maudits arrêts de jeu

Nancy aurait dû alors provoquer le KO technique mais Lusamba, tout seul dans la surface sur un centre en retrait de Muratori, balança au dessus (22’) puis buta sur le gardien (33’). À l’initiative unique de Nancy, le match s’emballait. Metz, sur un tir dévié de Mandjeck, mettait une seule fois le nez à la fenêtre avant sa drôle d’égalisation.

Un doute ? Non ! L’ASNL rassurait tout de suite son monde à la reprise quand sur un exploit de Dalé, Lusamba trouvait la lucarne (2-1, 46’). Rassurant car elle avait aussi perdu sur blessures Cétout (44’) puis Coulibaly (45’). Mais ces pépins n’altéraient en rien ses intentions. Même si avec le temps, la fatigue fit un peu reculer l’ASNL, elle continuait à donner la leçon à un adversaire laminé.

Mais là encore, l’efficacité trahissait quelque peu sa mainmise. Car tour à tour Puyo (64’), Robic (71’), Dalé (74’), Lusamba (78’), tous en bonne position, laissaient l’avantage à une unité. Pas grave ? Eh bien si ! Comme souvent en pareil cas dans les arrêts de jeu, sur un ballon arraché par Ngbakoto, Métanire jaillissait dans le dos de Puyo pour égaliser avec l’aide du poteau. Patatras !

Metz venait de frapper pour la deuxième fois dans le cadre. Deux buts. Nancy quittait Picot exténué, désabusé, dégoûté, découragé. Pourtant, son match avait été digne de la Ligue 1.

Christian FRICHET

LES JOUEURS À LA LOUPE PEDRETTI, MONSIEUR « NASA »

L’ancien Bleu, passeur décisif sur le premier but, a lancé des fusées longue distance d’une précision phénoménale qui ont fait beaucoup de bien aux Nancéiens.

L’ancien Bleu, passeur décisif sur le premier but, a lancé des fusées longue distance d’une précision phénoménale qui ont fait beaucoup de bien aux Nancéiens.

Guy-Roland Ndy Assembé (9/20). Absent depuis la défaite 4-3 face aux Nîmois à cause d’une élongation, le gardien nancéien s’est encore une fois retrouvé au chômage technique quasiment tout le match mais il a encaissé deux buts. Sur le premier, le « csc » de Lenglet, il a mal lu la trajectoire du centre. Sur le second, dans le temps additionnel, il a constaté les dégâts sur la belle frappe croisée de Métanire avec l’aide du poteau.

Julien Cétout. Une mise en route difficile, avec plus de déchet technique que d’habitude, et une mauvaise soirée sur le plan personnel à l’arrivée puisqu’il a été contraint de sortir sur blessure juste avant la mi-temps. En espérant qu’il ne s’agit pas d’un claquage aux ischios…

Puis Joffrey Cuffaut à la 44’ (13/20). Des fourmis dans les jambes après peu de temps de jeu depuis le début de la saison. Un manque de repères aussi, logiquement. Mais il s’en est bien sorti en multipliant les déboulés dans le couloir droit.

Michaël Chrétien (13/20). Avec sa science du placement, sans prendre de risques, le seul Nancéien de naissance du derby a rendu une copie propre. Pour lui, comme pour toute l’équipe au chardon, c’est cruel de terminer ce match avec deux buts encaissés.

Clément Lenglet (12/20). Battu au duel avec Bekamenga sur le centre de Palomino qui l’a conduit à marquer contre son camp, le jeune capitaine nancéien a su rester dans la partie ensuite, en ayant toutefois peut-être un peu moins de rayonnement que d’habitude.

Vincent Muratori (14/20). Son envie, énorme, s’est vue immédiatement. Très offensif en première mi-temps, un peu moins après la pause, le latéral gauche a gagné ses duels et il a mis un maximum de punch dans tout ce qu’il a entrepris. Tamponné, il est reparti de plus belle.

Benoît Pedretti (17/20). En conférence de presse d’après-match, le coach messin Philippe Hinschberger l’a surnommé « Monsieur NASA », avec « des tirs savamment dosés ». Avec son pied droit magique, l’ancien Bleu a effectivement lancé des fusées longue distance d’une précision phénoménale. Passeur décisif sur le premier but, il a aussi régalé dans le jeu court. Peut-être le meilleur joueur de ce championnat de L2.

Youssef Aït Bennasser (14/20). Bien meilleur que lors de ses dernières sorties. Le gamin de Toul a lui aussi réussi une grande performance, avec un abattage impressionnant et une qualité technique nettement au-dessus de ce qui se fait en deuxième division.

Arnaud Lusamba (15/20). Une belle histoire pour le natif de Metz, revenu de très loin. Le numéro 10 nancéien, utilisé en milieu relayeur, s’est montré virevoltant dans le jeu, également très impliqué à la récupération du ballon. S’il a manqué de précision sur deux occasions de 2-0 en première période, il a merveilleusement repris le centre en retrait de Dalé pour redonner l’avantage à l’ASNL dès le retour des vestiaires.

Puis Jonathan Iglesias (86’).

Antony Robic (14/20). L’ex-Lavallois bien connu de Philippe Hinschberger a fait vivre une sale soirée au latéral gauche grenat Gomes. Débordant d’énergie, il aurait mérité d’être crédité d’un but ou d’une passe décisive après une telle prestation.

Karim Coulibaly (10/20). Le gaucher offensif a reçu un coup dès les premiers instants, c’est ce qui l’a empêché de donner sa pleine mesure.

Puis Loïc Puyo à la 46’(12/20 ). Auteur d’une bonne entrée. Et proche du 3-1 sur une superbe frappe enroulée du gauche.

Junior Dalé (15/20). Un danger constant pour les Grenats. L’avant-centre nancéien a manqué une occasion importante après neuf minutes de jeu seulement mais il est vite passé à autre chose, notamment en plaçant un coup de tête canon sur un corner de Pedretti, pour ouvrir le score et marquer pour la huitième fois de la saison. Le meilleur goleador de l’ASNL a aussi délivré la passe décisive sur le but de Lusamba, après s’être amusé avec les défenseurs messins.

Romain JACQUOT

COULISSES JAMAIS MONTÉS ENSEMBLE…

Avant ce derby, les deux coachs s’étaient déjà croisés à huit reprises. Photo Alexandre MARCHI

Avant ce derby, les deux coachs s’étaient déjà croisés à huit reprises. Photo Alexandre MARCHI

HISTOIRE. Dans l’histoire de l’ASNL créée en 1967 et du FC Metz fondé en 1932, il n’y a jamais eu aucune montée en L1 ensemble, ni aucune descente en L2 d’ailleurs. Cela changera-t-il à l’issue de cette saison avec les Nancéiens et les Grenats sur le podium ?

KONE. L’un des plus grands souvenirs de derby pour les supporters de l’ASNL reste sans aucun doute la victoire 3-2 à Saint-Symphorien en première division le 4 octobre 1998, avec un fabuleux doublé de Soufiane Koné qui était à l’époque le grand espoir du foot français. Gravement blessé quelques mois plus tard, au point de ne plus pouvoir rejouer au top niveau, l’ancien attaquant nancéien a ensuite connu une descente aux enfers, jusqu’à écoper d’une peine de cinq ans d’emprisonnement pour trafic de drogue et association de malfaiteurs en 2011. Aujourd’hui âgé de 35 ans, Soufiane Koné est sorti de prison mais un important mystère entoure sa nouvelle vie. Un reportage passionnant lui sera consacré ce lundi dans l’émission « L’Équipe Enquête » sur la chaîne « L’Équipe 21 », la première chaîne d’information sportive accessible gratuitement. De multiples témoignages permettent de remonter le fil de ce destin brisé. On y voit notamment Youssouf Hadji rappeler à quel point Soufiane Koné, son coéquipier à l’époque, impressionnait tout le monde. « Soufiane, c’était comme un joueur qu’on prend à la Playstation auquel on donne la puissance, la technique, la force, la vitesse. Sincèrement, il avait tout » se souvient Hadji dans le reportage.

GENOU. Youssouf Hadji justement a dû déclarer forfait jeudi soir pour le derby comme tout le monde le sait, touché à un genou. L’habituel capitaine de l’ASNL en connaît un peu plus sur la durée de son indisponibilité qui sera de dix jours maximum. Ce n’est pas long mais ça risque bien de lui faire également manquer le déplacement à Auxerre vendredi prochain.

DISCIPLINE. Avertis pour la troisième fois en moins de dix matches lors du déplacement à Niort mardi (0-0), Youssef Aït Bennasser et Joffrey Cuffaut seront bien suspendus mais pas dès le 12 février à Auxerre comme on pouvait le penser. Leur sanction tombera seulement lors de la prochaine réunion de la commission de discipline de la LFP. Du coup, Aït Bennasser et Cuffaut seront privés du match à Marcel-Picot face au Paris FC le 19 février.

JUSTICE. Au nombre d’interdits de stade, l’ASNL devance actuellement le FC Metz d’une courte tête. Douze supporters nancéiens sont obligés d’aller pointer au commissariat au moment du match contre onze côté messin.

RÉSERVISTE. L’absence de Didillon, forfait pour cause de blessure, a propulsé sur le banc de touche messin le gardien des U19 Dylann Dufrenne. En une semaine, le jeune portier est passé d’un tour de Gambardella à Vandoeuvre au derby de Ligue 2 à Marcel-Picot.

ENTRAÎNEURS. Pablo Correa et Philippe Hinschberger s’étaient déjà croisés à huit reprises comme coach avant ce derby. Au tableau d’affichage, c’est l’entraîneur nancéien qui menait avec 4 victoires, 3 nuls et 1 défaite.

REPAS. Les loges et les salons VIP de Picot affichant complet, le quatuor arbitral avait prévu de prendre son repas d’après-match en salle de presse.

TRIBUNE. Pablo Correa avait amené dix-huit éléments en mise au vert. Les deux joueurs qui ont suivi le match depuis la tribune sont Tobias Badila et Pape Diakhaté.

ARROSAGE. Il avait beau avoir plu toute la semaine et encore hier jusqu’en milieu de journée, le synthétique de Picot a tout de même été copieusement arrosé juste avant l’échauffement des deux équipes. Curieux.

Le Figaro Sport

METZ ARRACHE LE NUL À NANCY

Le Figaro Sport

Le Figaro Sport

Par Raphaël Roland-Levy

Nancy n’est pas parvenu à reprendre provisoirement la tête de Ligue 2, tenu en échec sur sa pelouse par Metz (2-2), vendredi. Dijon est assuré de conserver la tête au Havre, lundi.

Un derby sans vainqueur

Sans son attaquant vedette Youssouf Hadji, Nancy n’a pu obtenir mieux qu’un match nul (2-2) à domicile face au voisin messin. C’est Métanire qui a arraché l’égalisation pour le FC Metz, dans les dernières secondes de la partie. Le podium ne change pas : Dijon est toujours leader avant son match en retard au Havre, lundi. Les Nancéiens sont deuxièmes (48 points), cinq points devant leur adversaire du soir. La bonne opération de cette 25e journée revient au Red Star, victorieux à Sochaux (1-2) et désormais à une longueur du podium (42 points). Clermont, défait à domicile par Auxerre (1-2), rate l’occasion de taquiner le trio de tête.

L’Essentiel

Le FC Metz arrache le nul en fin de match à Nancy

Dominé et mené au score une grande partie du derby lorrain à Marcel-Picot vendredi soir, le FC Metz a arraché le nul en toute fin de match (2-2).

Capture metz

Avec les duos Reis-Palomino en défense, Mandjeck-Sassi au milieu et N’Gbakoto-Bekamenga en attaque, Philippe Hinschberger avait misé sur la colonne vertébrale qui a fait ses preuves depuis la reprise. Mais le onze grenat a beaucoup souffert face au collectif bien huilé des Nancéiens. Plutôt à l’aise sur leur pelouse synthétique, les locaux avaient en effet rapidement pris le contrôle des opérations. Avec Pedretti à la baguette, Nancy monopolisait le ballon et parvenait même à déstabiliser le bloc mosellan.

 

Hold-up parfait

Sassi, de la tête (26e), puis Krivets, d’une frappe lointaine (28e), sonnaient la révolte. Avant que Lenglet ne propulse le ballon dans son propre but sous la pression de Bekamenga (39e, 1-1). Revenus de manière plutôt heureuse dans la partie, les hommes de Philippe Hinschberger allaient se tirer une balle dans le pied dès le retour des vestiaires. Complètement amorphe, la défense grenat laissait Dalé faire un petit festival dans la surface et servir Lusamba. Le talentueux milieu de 19 ans ne se faisait pas prier pour fusiller David Oberhauser (2-1, 46e).

Nancy gérait alors parfaitement la deuxième période, les Grenats se montrant brouillons dans le jeu et hésitants en défense. Puyo (65e) et Dalé (74e, 83e) auraient pu tuer le match. Mais c’est sur la seule occasion messine du second acte que Métanire, magnifiquement servi par N’Gbakoto, offrait un point presque miraculeux au FC Metz (91e, 2-2). Un hold-up parfait qui permet aux Mosellans de rester troisième avec un point d’avance sur le Red Star.

David Oberhauser (gardien FC Metz)
«On y a cru jusqu’au bout, on a profité du relâchement de l’adversaire pour égaliser. C’est un point qui vaut une victoire»

Romain Métanire (défenseur FC Metz)
«Le but égalisateur prouve qu’on n’a rien lâché même si on s’en sort bien. On n’a pas fait un bon match. Sur le but, je ne me suis pas posé de question»

Le remuant Dalé, qui remplaçait Hadji (blessé) à la pointe de l’attaque de l’ASNL, posait notamment d’énormes soucis au FC Metz et Oberhauser était mis à contribution (9e, 14e, 15e). Mais le gardien mosellan ne pouvait rien sur la tête à bout portant de l’attaquant suite à un corner de Pedretti (20e, 1-0). Assommés, les Messins étaient alors à deux doigts de sombrer mais Lusamba manquait la mire (22e). Heureusement, le réveil mosellan n’allait pas tarder.

L’Equipe

Ligue 2 : Metz freine Nancy, Nîmes souffle, Sochaux s’enfonce

Metz a arraché un point à Nancy (2-2), vendredi lors de la 25e journée de Championnat, grâce à un but à la 90e+1. Nîmes sort de la zone rouge après sa victoire sur Niort (1-0), contrairement à Créteil, tenu en échec à Valenciennes (2-2). Sochaux, qui s’est incliné à domicile contre le Red Star (1-2), est 19e.
Romain Metanire a signé le but égalisateur de Metz. (L'Equipe)

Romain Metanire a signé le but égalisateur de Metz. (L’Equipe)

Le match : Metz piège Nancy (2-2)

Metz a réussi l’exploit de marquer deux buts et de prendre un point à Nancy (2-2) en ne cadrant qu’une seule frappe. L’équipe de Philippe Hinschberger, qui restait sur trois succès, avait été dominée et longtemps menée sur la pelouse de son voisin, mais s’en est sortie grâce à un c.s.c. de Lenglet (39e) et un (joli) but de Métanire dans le temps additionnel.

L’ASNL pourra, elle, regretter son manque d’efficacité. Si Dalé (21e) et Lusamba (46e) sont parvenus à tromper Oberhauser, ce même Lusamba (22e) ou encore Puyo (65e) ont eu les occasions pour tuer le suspense. En tête du classement, les Nancéiens sont à égalité de points avec Dijon, qui se déplacera au Havre lundi et pourrait donc prendre trois points d’avance. Metz reste 3e, à cinq points des leaders.

Sport365

(J24) : Seul Nancy cale devant

Alors que Dijon et Metz ont assuré l’essentiel à domicile, Nancy a été accroché à Niort mardi et perd son fauteuil de leader. Derrière, belle opération du Red Star, tombeur du Havre.

On connaît désormais les deux grands perdants dans le haut du tableau dans cette Ligue 2. Après Clermont, accroché lundi soir au Paris FC, c’est Nancy qui a perdu des points du côté de Niort (0-0) et même la place de leader. En effet, grâce à un but du vétéran Cédric Varrault (36 ans), Dijon a dominé Valenciennes (1-0) et repris les commandes de cette L2. Metz a également confirmé son renouveau avec un nouveau succès à domicile. Qui a marqué ? L’inévitable Christian Bekamenga ! Indésirable du côté de Lens, l’ancien Lavallois a fait des misères à son ancien club en inscrivant l’unique but de la partie sur une frappe contrée par un défenseur adverse (1-0, 16eme). Son quatrième but en trois matchs avec le club mosellan. Avant le derby de vendredi soir à Marcel-Picot face au rival nancéien, les Grenats reviennent à six points et confortent leur troisième place.

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