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[LEGENDE GRENAT] Miralem Pjanic, déjà au club des trentenaires…

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Souvenez-vous en 2003 du jeune prodige bosniaque débarquant à Metz avec tout son talent ? Ce même jeune vient d’avoir 30 ans, le 2 avril dernier. Et c’est pour cette occasion que les Socios ont souhaité revenir sur cette belle ascension d’un garçon qui évolue désormais à la Juventus de Turin avec un certain Cristiano Ronaldo. Retour sur une destinée qui, sur le plan personnel, aurait pu être toute autre…

Zvornik, le 2 avril 1990…

C’est ce jour là que la future pépite messine voit le jour. Quelques mois après sa naissance, la guerre éclate dans la désormais ex-Yougoslavie et dévaste la Croatie, alors voisine de la Bosnie. Courant 1991, le conflit est proche d’atteindre la Bosnie et c’est pourquoi la famille Pjanic quitte sa terre natale pour s’exiler au Luxembourg afin de reconstruire une vie plus paisible dans la ville de Schifflange. Miralem commence à aimer le ballon rond grâce notamment aux entraînements de son père qu’il suit quotidiennement. Il est baigné dedans depuis le plus jeune âge. La pépite bosniaque se fait vite remarquer dans son club de foot local et dans les city-stade situés à quelques mètres de chez lui. Son ami d’enfance, l’international Luxembourgeois Stefano Bensi, trouve que l’adolescent est « nettement au-dessus de la moyenne ». Miralem brille notamment avec les internationaux des moins de 16 ans du Luxembourg. Lors d’un match contre les U16 belges (NDLR : score final : 5-5), il réussit la prouesse de marquer 4 buts tout en délivrant une passe décisive. C’est grâce à ce match d’exception que le jeune Miré’ dévoile tout son talent à une figure du centre de formation messin présente ce jour là : Francis De Taddéo.

 

30 novembre 2007 : son arrivée dans le monde professionnel

 

Son père qui qui joue le rôle d’agent dans sa carrière, se fait rejoindre par un certain Karl-Heinz Förster, ancien joueur de la Mannschaft. C’est alors âgé de 13 ans que Miralem commence à faire grosse impression aux gros clubs européens. Il est dans le viseur de  l’Ajax, Stuttgart et le Standard. Mais le joueur privilégie Metz plutôt que les grosses écuries, car il se sent aimé, à l’aise et surtout grâce à la proximité du centre de formation messin par rapport au Luxembourg. Un atout pour lui, car cela lui permet d’être proche de sa famille et d’un environnement chaleureux. Mais le club à la Croix de Lorraine a un atout majeur, celui d’être un des meilleurs centres de formation à l’échelle européenne. Et c’est au bout de 3 années passées au sein des jeunes pousses grenat qu’il signe son premier contrat professionnel le 30 novembre 2007, à l’âge de 17 ans seulement. Quelques semaines plus tard, il marque son premier but sur pénalty face à Sochaux (NDLR : défaite 1-2).

Crédit : So Foot

A cette époque, Miralem privilégie surtout de jouer avec ses potes des U19, il n’hésite pas à insister pour rejoindre la CFA2 pour jouer avec les jeunes de son âge malgré sa précocité liée à son âge. A 17 ans, il a déjà tout pour rivaliser avec les autres grands joueurs, mais contrairement à eux, Miré possède une grosse marge de progression, notamment sur le plan physique. Il a sa place pour développer ses grandes qualités de dribbleur et de coups de pieds arrêtés au sein de la première division. A cette époque, il se retrouve même sur les tablettes du sélectionneur de l’équipe de France, Raymond Domenech, mais le meneur de jeu décide de défendre les couleurs de son pays natal : la Bosnie. Une sélection avec laquelle il participe même à sa première Coupe du monde en 2014.

Durant cette saison effectuée avec les Grenats, le technicien messin inscrit quelques bijoux qui lui vaut le statut définitif de jeune prodige. On peut notamment noter ses magnifiques buts face au voisin strasbourgeois en ce 1er février 2008, lors du 2ème tour de la Coupe de France. Une action majestueuse qui met dans le vent quelques défenseurs et le gardien alsacien, au travers d’une feinte de centre absolument éblouissante. Ces mêmes dribbles lui permettent de taper dans l’œil des dirigeants lyonnais au cours d’un match à Gerland, le 15 avril 2008 (NDLR : défaite 1-0). Un match énorme de celui qu’on considère être le meilleur à son poste et qui impressionne le peuple lyonnais présent ce soir-là au stade. Après cette fameuse rencontre de Coupe de France, le club rhodanien se positionne face aux grosses écuries européennes pour s’arracher le jeune milieu de terrain. Après 38 matchs avec le FC Metz (et 4 buts), Miralem Pjanic quitte -déjà- son club formateur. Malheureusement relégué à l’échelon inférieur, le club du président Molinari est contraint à le laisser partir rejoindre l’Olympique Lyonnais pour un montant de 7,5 (+1 million d’euros de bonus divers) millions d’euros. Un véritable crève-cœur pour les supporters lorrains.

Une carrière franco-italienne jusqu’à présent

Sa première saison avec Lyon n’est pas celle qu’il espère. Victime d’une fracture du péroné, il est malencontreusement absent des terrains pour une durée d’un mois et peine à retrouver son niveau que l’on connaît tous. Mais lors de la saison 2009/2010, le Bosniaque inscrit son premier but avec Lyon dans une rencontre européenne face à Anderlecht. Toutefois, il brille avec le club rhodanien en 1/8ème de finale de Ligue des champions où il inscrit un but qui restera dans les annales du football français européen. Un but marqué dans le stade Santiago Bernabeu face à l’ogre madrilène qui permet à Lyon de sortir le favori de la compétition et d’accéder en 1/4 de finale face au Bayern Munich. Miralem fait peur aux clubs européens, il montre dorénavant de quoi il est capable dans les gros matchs, là où son niveau s’élève naturellement en même temps que l’enjeu. Mais au fur et à mesure, il perd sa place de titulaire à cause de l’arrivée de Yoann Gourcuff dans l’effectif de Claude Puel. C’est alors qu’il part à l’AS Rome pour tenter de briller en Italie. Après quelques buts décisifs qui permettent à son club de d’accéder à la deuxième place du Calcio, il décide de rejoindre la Vieille Dame, le number one. Par ailleurs, il décide de porter le numéro 5 en hommage à son idole de toujours : Zinédine Zidane.

Crédit : BG Sport

En dépit d’une carrière bâtie à l’international, Miralem n’a jamais vraiment oublié le club à la Croix de Lorraine. Dans une interview accordée à la presse italienne, il confie que s’il y a bien un seul maillot qu’il emporterait sur une île déserte, c’est celui de son premier match avec les pros de Metz (NDLR : Metz-PSG le 18 août 2007, score final : 0-0). Les supporters messins ne peuvent qu’être fiers de l’enfant prodige, pur produit du centre de formation grenat. Et dire que le garçon a passé la barre des 30 ans, voilà qui ne va pas nous rajeunir…

 

Q.D

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