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[Après-match : LOSC – FC Metz] Le point de l’espoir

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Emmenés par un Oukidja infranchissable, les Grenats sont allés chercher un point au forceps en cadenassant le jeu face à Lille (0-0) au stade Pierre Mauroy…

 

L’analyse

 

A défaut d’être flamboyant et consistant dans le jeu, le Grenat sait compenser en faisant preuve d’une solidarité, d’une cohésion, et d’un état d’esprit remarquables sur et en dehors du terrain. Des valeurs qui, en l’occurrence, sont particulièrement propices compte tenu des circonstances cruelles de la vie, qui amènent aujourd’hui le club mosellan à devoir se passer pendant une durée atrocement indéterminée de l’un de ses camarades, en la personne de Manuel Cabit, hospitalisé d’urgence le weekend dernier des suites d’un accident de voiture qui aurait pu coûter bien plus cher. Quand l’on connaît un peu la vie de groupe au FC Metz, il est évident que cet épisode douloureux aura marqué le vestiaire, Kévin N’Doram le premier qui, par ailleurs, a su retrouver la force et l’envie de retourner au combat en désirant rapidement reprendre le chemin de l’entraînement puis en étant convoqué pour cette rencontre à Lille.

Un évènement qui démontre une fois encore que, décidément, rien ne sera jamais facile pour le FC Metz en L1. Heureusement cette saison -et c’est là peut être le principal faire-valoir messin- il existe, en comparaison des saisons funestes précédentes, cette fraternité bienvenue à l’intérieur du groupe dont la première décision unanime au retour des vestiaires du stade Pierre Mauroy aura été de verser chaque prime individuelle de match à Manuel Cabit. Une générosité qui est tout à l’honneur de l’équipe de Vincent Hognon, qui, manifestement, a progressé dans l’exigence collective et la rigueur défensive, prérequis essentiels dans toute rencontre de haut niveau.

 

Hier soir, si le jeu des Grenats n’a pas été une franche régalade, en revanche, la gestion du match et des circonstances s’est révélée accomplie. Tactiquement parlant, déjà, Vincent Hognon avait bien compris qu’il serait trop risqué de la jouer gros bras, face à une formation nordiste qui restait sur 4 succès pour un seul nul sur sa pelouse en championnat. Conscient des lacunes offensives de son équipe, il a décidé d’opter pour un 4-5-1 qui permettait à son équipe d’avoir une assise défensive renforcée pour contrecarrer l’attaque lilloise. Et cela a marché. En effet, les hommes de Christophe Galtier ont nourri des difficultés pour trouver de l’espace dans le dos des Messins qui ont joué beaucoup plus bas que d’habitude. Doté d’un milieu de terrain hyper athlétique et travailleur, le FC Metz n’a pas hésité à mettre des taquets pour s’en sortir.

Malheureusement, Delaine en a fait les frais : il a en effet été contraint à sortir sur blessure à l’heure de jeu après une réplique violente de Reinildo qui aurait dû être expulsé par l’arbitre après consultation des images. Mais bon, visiblement, la VAR, ça ne fonctionne toujours que dans un sens : celui des gros. Au moins, cela aura été l’occasion de revoir une deuxième fois Udol, qui apparaît affuté depuis son retour dans le groupe. Costauds dans les duels et appliqués, Metz a donc réussi cet exploit de tenir sa cage inviolée dans le Nord, une première cette saison pour un adversaire lillois, toutes compétitions confondues. Certes, les Lorrains ont bien été aidés par un Oukidja impérial, notamment face au spécimen rare Osimhen (39ème, 62ème, 82ème), dont la qualité aussi bien technique que physique est tout bonnement exceptionnelle. Le mérite en revient donc aux joueurs, mais aussi au coach qui a su trouver les mots justes et la formule gagnante pour faire un résultat dans les conditions des plus difficiles. A confirmer après la trêve internationale à St-Symphorien face à un modèle défensif de premier plan : Reims.

 

Les notes des joueurs

 

Les tops :

Oukidja (8) : autoritaire et décisif sur les 5 tentatives cadrées lilloises de la partie, le gardien lorrain s’est révélé comme le principal rempart de son équipe ; on lui doit le point du nul quasi à lui tout seul.
Hognon (7) : alléluia, le coach se retrouve dans les tops ! Et c’est franchement mérité car l’entraîneur grenat a su adopter une stratégie cohérente pour éteindre le jeu d’une équipe pourtant très à l’aise sur son terrain.
Maiga (6) : parce qu’il est toujours irréprochable dans le combat et hyper fiable dans les duels, de la 1ère à la 94ème minute.
Sunzu (6) : catastrophique la semaine précédente, on a retrouvé le guerrier zambien : celui qui coupe les trajectoires et colmate les brèches avec agressivité et vivacité.

Les flops :

Diallo (3) : face à la charnière centrale lillois et notamment de José Fonte, il n’a malheureusement pas du tout pesé sur la défense nordiste et ne s’est pas créé de véritable occasion…
Traoré (4) : invisible, ses partenaires ne l’ont quasiment jamais trouvé dans le cœur du jeu, là où il excelle habituellement.

 

M.D

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