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[Après-match : LB Châteauroux – FC Metz] Le don de se faire peur

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Surpris d’entrée de jeu, le leader lorrain a su redresser la barre pour finalement s’imposer sur la pelouse de Châteauroux (1-2) malgré quelques sueurs froides en début et fin de rencontre…

La composition

En quête de rachat après avoir produit un contenu proche du néant lors de la dernière réception en L2 face à Auxerre, les Grenat sont attendus -toujours en qualité de leader- sur la pelouse de Gaston-Petit pour y affronter Châteauroux, englué en queue de peloton. Des Berrichons qui connaissent cependant une trajectoire ascendante, forts de leur succès acquis avec cœur et courage à Bollaert (0-1), laquelle contraste plutôt avec celle des Messins (aucune victoire lors des 3 derniers matchs TCC) qui doivent impérativement se reprendre pour éviter de se faire chiper une place de leader que la concurrence convoite depuis déjà la 2ème journée. De plus, le FC Metz a la possibilité -enfin- de jouer avant Brest et Lens et d’ainsi mettre une pression indirecte sur ses adversaires directs, en cas de succès. Pour renouer avec ce dernier, Antonetti modifie un tant soit peu son onze de départ. Si la base défensive est peu chamboulée -seul Rivierez retrouve sa place dans le couloir droit-, le milieu à trois voit les retours de Angban et Fofana, alors qu’aux avant-postes, Rivière prend le rôle de n°9 alors que Nguette effectue son retour de blessure sur l’aile gauche. On notera la non convocation de Jans et Monteiro ainsi que le retour de Hein au sein du groupe grenat.

Le film du match

Les Grenat sont en difficulté à l’entame de la partie : sur un premier long ballon aérien, Yamga prend le meilleur sur la charnière centrale messine et oblige Oukidja à une première sortie pleine d’autorité (3ème), avec un peu de réussite aussi. Plus entreprenants et incisifs, les Castelroussins prennent logiquement l’avantage suite à un centre rentrant de Barthelme venu de la droite que reprend Tounkara victorieusement alors que Boye et Sunzu ne font que constater les dégâts (1-0, 11ème). Mais passées ces dix premières minutes, les hommes du président Serin vont reprendre du poil de la bête. Quelques instants plus tard, un rush de Nguette plein axe sera stoppé net par un tirage de maillot excessif de Fofana. Alors que la faute a démarré à l’entrée de la surface et s’est achevée dans la surface, l’arbitre applique rigoureusement la règle : pénalty et carton rouge pour le défenseur berrichon. C’est Rivière qui se chargera de la sentence grâce à un contre-pied bien exécuté (1-1, 14ème). Le FC Metz n’aura donc pas gambergé bien longtemps. Forts de leur supériorité numérique, les partenaires de Cohade ont désormais l’emprise sur la rencontre. A la suite d’un superbe service de Nguette, Boulaya parvient à s’infiltrer dans la surface mais sa tentative est complètement dévissée (35ème). A la pause, Metz peut presque regretter de n’avoir su prendre l’avantage mais le nul est globalement mérité au vu de l’entame fébrile des Grenat.

Un second acte qui verra désormais le club à la Croix de Lorraine faire cavalier seul. Ayant la maîtrise collectivement et techniquement, Boulaya et ses partenaires tarderont dans un premier temps à faire la différence. Pillot retardera l’échéance sur le coup franc (53ème) puis le centre-tir de Boulaya (57ème) mais ne pourra rien sur le corner parfaitement joué à deux par les Lorrains et qui verra d’abord la frappe tendue de Boulaya repoussée par le portier castelroussin avant que Niane -fraîchement entré en jeu au même titre que Gakpa lui aussi décisif sur l’action- ne se charge de conclure d’une reprise de la tête à bout portant (1-2, 65ème). Metz a enfin concrétisé et l’on se dit à cet instant que l’addition risque de se corser pour Châteauroux. Mais à force de manquer le coche, les Mosellans vont s’attirer des ennuis en fin de match, à travers les coups de pied arrêtés notamment. Heureusement, Oukidja est une nouvelle fois dans un grand jour et sauve les siens par deux fois, d’abord sur le coup franc de Livolant (86ème) puis sur la tentative de Opéri (90ème). Les efforts des locaux seront vains. De son côté, Metz pourra se soulager de ne s’être fait sanctionner par des extrémités de match particulièrement délicates.

Les notes des joueurs

Les tops :

Nguette (7) : le feu follet sénégalais était de retour sur le rectangle vert et cela s’est vu tout de suite : de la puissance, du jus, de la spontanéité dans les dribbles ; c’est d’ailleurs lui qui obtient le penalty qui relance l’équipe quelques minutes après l’ouverture du score castelroussine. L’homme clé en cette fin d’année 2018, c’est clairement lui.
Oukidja (6) : déjà élu homme du match lors de la débâcle d’Auxerre, le portier lorrain a une nouvelle fois sauvé son équipe grâce à deux parades déterminantes en fin de match ; l’ex-Strasbourgeois est en net progrès même s’il doit encore corriger son jeu au pied et ses sorties aériennes, notamment.

Les flops :

Boye (4) : habituellement plutôt costaud et serein dans ses interventions, le défenseur béninois a eu du mal à contenir la vitesse des attaquants berrichons en plus d’avoir été fébrile dans les relances.
Cohade (4) : peu inspiré dans ses choix, le capitaine messin a accumulé les erreurs techniques à l’instar de cette transmission hasardeuse qui amène un coup franc dangereux pour les locaux en fin de partie.

L’analyse

Quatre jours après sa déconvenue enregistrée face au club de Guy Roux, les Messins ont su réagir en allant s’imposer à Châteauroux. Un succès acquis assez logiquement, malgré quelques maladresses et une maîtrise pas toujours au rendez-vous. On regrettera une fois de plus ces petits moments de relâchement, à l’image de cette fin de match tourmenteuse ou encore de cette entame difficile qu’ont connu les Grenat dans une partie qu’ils auront par ailleurs copieusement dominé. Pas toujours avec la maîtrise, il est vrai. En dépit des sautes de concentration et des lacunes individuelles, le FC Metz a su aussi montrer ce pourquoi il est toujours le leader de ce championnat de L2.

Depuis le début de l’automne, le Grenat sait faire preuve de caractère lorsqu’il se retrouve dans une situation inconfortable. En effet, la réaction d’orgueil qu’il a eu après le but castelroussin était tout à fait appropriée et nécessaire. Ce n’est effectivement par la première fois, ces derniers temps, que le leader lorrain, bien que bougé dans certains contextes, a su employer de sa force de conviction pour redresser des situations rendues complexes. Notamment à l’extérieur. On prendra pour exemple les succès comptables (ou presque) à Sochaux et Lorient au cours desquels Metz s’est mesuré à la difficulté pour diverses raisons (faits de jeu, expulsion etc..) sans pour autant sortir de son objectif.

Alors certes, ce leader messin n’est peut-être pas aussi beau qu’on pouvait le croire initialement mais, – et c’est finalement assez rassurant dans un championnat aussi dense- il ne se laisse pas abattre facilement tant le collectif apparaît soudé, en dépit des circonstances ou des manquements individuels A l’aune de cette deuxième trêve internationale, les Grenat peuvent déjà capitaliser sur 10 victoires, dont 6 obtenues à l’extérieur -presque un record en la matière à ce stade- et se féliciter d’une feuille de route globalement bien respectée, quoi qu’on en dise…

M.D

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