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[Apres-Match] Impuissance.

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img_4493Impuissance. 

Dans son duel face au dernier de la classe du championnat, (Caen, 15 points avant la rencontre) c’est un FC Metz apathique et sans réelles solutions qui a rapidement abdiqué avant de sombrer une nouvelle fois en terres normandes (3-0). A ce rythme, Metz aura une bien amère surprise à Noël…

Le onze

Metz aborde le deuxième de ses trois matchs d’une semaine décisive pour l’avenir du club avec la joie d’avoir pu enfin renouer avec l’ivresse d’un succès ardemment acquis au bout d’une infernale séance de tirs aux buts à St-Symphorien face à Toulouse (1-1, TAB 11-10) en 1/8ème de finale de la Coupe de la Ligue. Ce déplacement à Caen apparaît crucial : l’adversaire du jour des Grenats n’est autre que la lanterne rouge du championnat. Philippe Hinschberger reconduit sans suspense son traditionnel 4-5-1, forcément un brin remodelé par rapport au onze messin victorieux en coupe, quelques jours plus tôt. Didillon retrouve par la même sa place de gardien aux dépens de Oberhauser, pour lequel la qualification messine de la semaine est grandement due ; Rivierez est exporté sur le couloir gauche de la défense, Balliu se chargeant du côté droit ; le duo Falette-Bisevac forme l’axe central ; au milieu, le trident classique Mandjeck-Doukouré-Cohade est présent ; l’attaque des Grenats se compose des jeunes Hein, Sarr sur les ailes et Diallo seul en pointe. L’entraîneur lorrain compose encore et toujours sans le poids de l’expérience de Lejeune, Jouffre et Erding, lequel est cependant espéré pour la dernière réception de l’année civile.

La première période

C’est un SM Caen bien revigoré après sa semaine blanche (report du Nantes-Caen de la journée précédente) qui va mener les débats et se montrer rapidement dangereux en s’installant dans le camp messin en début de partie. Sur un corner, Delaplace parvient à remiser de la tête sur Karamoh qui manque le cadre de peu (9ème). Dans la foulée, les Grenats répliquent par Diallo qui tente sa chance aux 20 mètres mais sa frappe est détournée du bout des doigts par Dreyer, le gardien habituellement remplaçant de Malherbe (11ème). C’est pourtant bien les Caennais qui vont s’offrir les plus grosses opportunités en accélérant à chaque fois sur les côtés : à gauche, par le biais de Bessat, l’ancien de la maison Grenat, dont le centre trouve victorieusement l’ailier droit Karamoh qui place sa tête hors de portée de Didillon (1-0, 20ème), puis à droite, à l’initiative du buteur et virevoltant Karamoh dont le centre trouve Rodelin qui smashe sa tête sur le poteau, le ballon rebondissant ensuite sur Didillon avant de filer en corner (27ème). Gros temps fort des Malherbistes pendant cette demi-heure où les Messins sont aux abonnés absents sur le terrain. Les rares tentatives messines manquent alors de conviction à l’image de celles de Mandjeck (29ème), Doukouré (31ème), ou la tête de Diallo (42ème). Une réaction est attendue à la pause côté Messins car Caen n’a pas véritablement forcé son talent pour prendre les devants de cette partie.

La seconde période

On reprend les mêmes pour cette seconde mi-temps, mais il ne faudrait surtout pas recommencer à déjouer, encore moins à calculer, tant le résultat qui se profile est déplaisant pour les hommes de Philippe Hinschberger. Néanmoins, c’est encore avec un temps de retard à tous les niveaux que les Mosellans vont reprendre les hostilités : Doukouré et Mandjeck sont coupables de fautes grossières dès l’entame, ce qui incite l’entraîneur lorrain à faire rentrer Mollet en lieu et place de Mandjeck, averti, et n’ayant finalement pas su dicter le tempo d’un match qui va très vite tourner au cauchemar. En effet, peu avant l’heure de jeu, l’expérimenté Bisevac va se rendre coupable d’un coup de poing aussi inexplicable que stupide sur l’avant-centre caennais Santini, le Serbe est ainsi logiquement exclu. Il va falloir jouer à 10 contre 11 pendant plus d’une heure. Une véritable balle dans le pied de cette jeune et faible équipe messine, qui était déjà bien désorientée sur le terrain. Sans surprise, le FC Metz ne saura solutionner le problème en dépit d’un sursaut d’énergie -sans doute du désespoir-, matérialisé par les occasions de Falette, dont la tête puissante faisant suite à un corner bien tiré par Mollet, est stoppée par un Dreyer décisif (77ème), et de Vion, préalablement entré en jeu, dont la frappe limpide est repoussée par le montant droit du gardien caennais (86ème). Malheureux, puisque plus tôt dans la rencontre, Caen avait clos le suspense grâce à un rush balle au pied de Santini conclu par un tir enroulé du droit à la trajectoire aussi somptueuse que millimétrée terminant sa course dans le filet gauche de Didillon (2-0, 62ème). Alors qu’un brouillard fumant se faisait de plus en plus imposant, les Grenats vont rompre une troisième fois sur une énième bévue défensive : après un nouveau centre du très remuant Karamoh, Sané, fraîchement entré en jeu, va assommer un peu plus la défense messine en ayant le loisir de préparer son enchaînement contrôle/frappe au beau milieu d’une foule de messins complètement spectateurs de l’action (3-0, 90ème+3). Une fois de plus, c’est en bon visiteur que le club à la Croix de Lorraine s’est mué. Cela commence à faire beaucoup.

Les notes des joueurs

Didillon (4) : le gardien messin poursuit sa période difficile, il est abandonné par ses partenaires lors de chaque but mais à sa charge, il n’a plus sauvé l’équipe depuis une éternité.
Balliu (3) : il s’est fait trimballer toute la première période sur son couloir par Rodelin et Karamoh qui sont parvenus à le déborder régulièrement ; offensivement, sa contribution est inexistante.
Bisevac (0) : celui que l’on attend comme le patron de l’arrière-garde messine n’a pas su montrer l’exemple auprès de ses jeunes partenaires, pire, il a failli sur ce coup administré volontairement à l’encontre de Santini. Un match calamiteux.
Falette (4) : difficile de sauver les meubles lorsque son acolyte de la charnière se fend d’un tel comportement, il a néanmoins apporté sa solidité aérienne, à l’image de son coup de tête sauvé in extremis par le porter caennais.
Rivierez (4) : exporté sur le couloir gauche de la défense, il a essayé de jouer le plus juste possible en apportant quelques centres ; assez fragile en revanche défensivement.
Mandjeck (3) : celui pour lequel le jeu messin est largement tributaire n’a jamais su prendre le meilleur dans sa zone d’influence ; coupable de nombreuses fautes, il a même cédé sa place en début de seconde période.
Cohade (4) : souvent le même constat pour le milieu messin : son placement sur le terrain est source de flottements, il est régulièrement sur le front de l’attaque mais rarement décisif, de plus il rechigne souvent à faire les efforts défensifs.
Doukouré (3) : à l’instar de son partenaire africain du milieu Mandjeck, il a été trop imprécis dans la construction du jeu ; constamment en retard, il a par ailleurs commis beaucoup de fautes.
Hein (3) : le natif de Thionville semble encore un peu tendre pour démarrer une rencontre de L1, il n’a pas su créer de différences dans son couloir. Un match à oublier.
Sarr (4) : complètement absent des débats en première période, il a su se retrousser les manches en seconde mais il n’est pas parvenu à trouver sa vitesse habituelle sur son côté. Une grande déception.
Diallo (3) : un match sans pour l’attaquant sénégalais, il ne s’est procuré qu’une seule occasion sur cette frappe détournée par Dreyer, autrement, il a été trop peu sollicité et il s’est peu à peu éteint au cours du match. Terriblement frustrant.

L’analyse

Cette fois-ci, l’avance comptable que constituait le bon début de saison du FC Metz s’est quasi intégralement envolée. A un tel point que les Grenats seront possiblement reléguables à la trêve hivernale, en cas de nouveau faux-pas face à Guingamp, mercredi prochain. Impensable il y a encore quelques semaines, c’est pourtant ce scénario fort plausible qui se profile dans l’horizon Grenat qui n’en finit plus de s’assombrir…
Car si le club à la Croix de Lorraine avait su se redresser un tant soit peu de la mauvaise passe traversée en octobre (4 défaites de rang en championnat et une qualification à l’arrachée en Coupe de la Ligue face à un pensionnaire de National) en réenclenchant la marche en avant au mois de novembre (1 victoire, 2 nuls, 1 défaite), les fêtes de la Toussaint ont précipité son arrêt de mort. On pensait que la spirale pouvait s’inverser au regard du calendrier qui amenait le FC Metz à défier 4 des 5 derniers au classement. Il n’en sera rien. Rien, car les hommes de Philippe Hinschberger ont fauté collectivement de manière inexplicable et inexpliquée (Lorient, Nancy) et ont fait preuve d’un terrible aveu d’impuissance, tant sur le plan offensif que défensif dans leurs récentes sorties (Bastia, Caen). Au bilan de cette quête de points face aux mal classés, Metz en sort honteusement avec 1 seul et misérable point, glané d’autant plus dans des conditions miraculeuses.
Pour sûr, si rien ne change dans l’état-major du club, Metz se retrouvera tôt ou tard dans le mur. Ce même obstacle qui avait croisé la route des Grenats, deux ans plus tôt, et face auquel les Messins n’avaient jamais su se relever. Il n’est jamais trop tard pour prendre un nouveau départ, mais le temps presse désormais.
En clôture de cet après-midi empli de désillusions multiples, les Messins ont été une dernière fois pris au dépourvu, cette fois-ci par un épais brouillard qui les a contraints à rentrer en RER et à rapatrier la Moselle en faisant une escale par Paris, abandonnant ainsi temporairement leurs affaires en Normandie, là où ils y ont aussi laissé filer une sérieuse cartouche, dans l’optique du maintien…

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