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[Après-match : FC Metz – Stade Rennais] La malédiction se poursuit

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Dominateur stérile en première période, le FC Metz a complètement oublié de jouer en seconde face à une pourtant bien pâle équipe de Rennes qui a fait la différence sur sa seule occasion de la partie (0-1) à St-Symphorien…

 

L’analyse

 

Englués dans une situation comptable relativement inconfortable, les Grenats ont échoué une fois de plus dans les grandeurs largeurs à St-Symphorien, concédant un sixième match de suite sans la moindre victoire. La fameuse panne d’efficacité qui fait toujours défaut à un groupe qui avance à reculons depuis trop longtemps sans que rien ne bouge, à la fois sur et en dehors des terrains. Mais si l’on en croit les dires de Marvin Gakpa, « tout n’est pas à jeter », quand son coach va dans le même sens et estime que « on n’est pas récompensés ». Les supporters messins, quant à eux, observent le contraire match après match. Seraient-ils donc aveugles ? Plus sérieusement, comment peut-on oser de telles déclarations, aussi ineptes que malhonnêtes au demeurant ? La réalité est évidemment toute autre.

Rien ne va plus vraiment au sein d’un effectif mosellan hautement tourmenté par les récentes péripéties qui ne cessent d’alimenter un quotidien qui devient de plus en plus pesant : entre la gestion pathétique des ressources humaines (Cohade, Niane, Ambrose, Boulaya etc…), la blessure longue durée de N’Doram des plus pénalisantes pour l’équipe -et qui fait suite à sa bévue terrible qui a définitivement écarté Cabit des terrains pour cette saison-, la crise de paludisme occasionnée par Angban qui l’a privé des deux dernières rencontres, un problème de plus s’est ajouté avec Oukidja qui a dû quitter prématurément ses coéquipiers en plein match pour rallier l’hôpital des suites d’un choc reçu au plus mauvais moment, en l’occurrence lorsque Rennes a ouvert le score hier soir, dans un temps fort messin qui plus est… Et Le FC Metz de ne jamais vraiment s’en remettre par la suite.

Cette crise de confiance -et de résultat- que traverse le club à la Croix de Lorraine est clairement symptomatique de dérives et de choix internes douteux qui, aujourd’hui, portent préjudice à l’édifice fragile que tente de construire notre pauvre accompagnateur de l’équipe première qu’est Vincent Hognon. Mais c’est peine perdue. En effet, en plus de ne plus être en odeur de sainteté depuis un moment, l’entraîneur grenat semble avoir perdu les cartes en main dans la gestion de son groupe. Scindée en deux entre les joueurs cadres africains d’un côté, et les autres joueurs majeurs blancs de l’autre, l’équipe messine est fragilisée par sa dynamique de groupe vulnérable et l’absence d’une alchimie d’ensemble. Ajoutez à cela un coach qui ne cesse d’émettre des aveux d’impuissance en conférence de presse, rejetant systématiquement la faute sur le sort ou autrui sans jamais remettre en question ni le plan de jeu, ni les choix tactiques et vous obtenez un tout terriblement peu harmonieux. Comme si à la fois l’entraîneur et ses joueurs se retrouvaient dépassés dans une conception du jeu dont nul n’a véritablement foi.

Quelle tristesse ! Et dire que malgré ses lacunes, on ne peut pas dire que cette équipe manque d’envie ou de courage. C’est plutôt la détermination et la conviction qui lui font défaut en règle générale. Car lorsqu’on ne produit qu’une mi-temps sur deux avec de l’intensité, forcément, tout devient impossible. En l’occurrence, Metz a eu le mauvais goût d’encaisser un but sur la seule opportunité de l’adversaire, au pire moment, c’est-à-dire lorsqu’il semblait avoir la mainmise sur son adversaire. Voilà qui n’a pas manqué d’enfoncer encore un petit peu plus la formation lorraine, déjà bien plongée dans l’inconfort névralgique lié à un degré de confiance proche du néant. Inimaginable. La suite, on la connaît : il n’y avait plus qu’une seule équipe vaillante sur le terrain en seconde période, le Stade Rennais. Côté local, il aura fallu patienter jusqu’à la 84ème minute de jeu pour voir (enfin) les Bretons reculer et céder dangereusement du terrain face à des Grenats qui retrouvaient des couleurs. Mais c’était déjà trop tard… A ce rythme et avec toujours cette méthode Coué comme fer de lancement, les Messins n’ont pas l’air d’avoir saisi qu’ils jouent là un bien mauvais jeu.

 

Les notes des joueurs

 

Les tops :

Traoré (6) : à l’image de sa dernière prestation à Nîmes, le meneur de jeu du FC Metz monte en puissance et réussit de plus en plus de choses ; malheureusement, sa facilité à faire jouer les autres n’est pas bonifiée par ses partenaires.
Cohade (6) : après une telle prestation pleine d’intensité et de hargne, on a toujours du mal à comprendre comment le capitaine grenat a pu rester aussi longtemps sur le banc de touche ; le meilleur messin, à n’en pas douter…

Les flops :

Centonze (4) : étrangement en manque de jus, il s’est montré très prudent offensivement, assez léger dans les duels et a perdu beaucoup de ballons bêtement.
Diallo (4) : un match raté pour le meilleur buteur lorrain malgré une grosse occasion en début de rencontre qu’il doit finir ; muselé par la charnière centrale bretonne, il n’a pas existé dans les duels.
Delaine (3) : à l’origine d’une des meilleures opportunités messines de la première mi-temps, il a ensuite eu un mal fou à enchaîner, aussi bien offensivement que défensivement. Un match à très vite oublier…
Nguette (3) : on ne va pas épiloguer sur lui : il n’a pas le niveau, tout simplement.

 

M.D

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