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[Après-match : FC Metz – RC Strasbourg] Opération braquage : 3/3

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Trois mois après son dernier succès, le FC Metz a retrouvé le chemin de la victoire à la suite d’un cafouillage alsacien et s’est offert le derby du Grand-Est à St-Symphorien (1-0), en dépit d’une prestation effroyable pour les yeux …

 

L’analyse

 

L’opération « résolution 2020 » du FC Metz ne pouvait guère commencer plus mal. Après la claque humiliante infligée par de modestes amateurs rouennais, Vincent Hognon et sa troupe se devaient impérativement de remettre les pendules à l’heure et, pour ce faire, de montrer un tout autre visage à l’occasion d’un premier rendez-vous déterminant en championnat. Et pour cause, c’est un rival prestigieux qui se présentait hier soir à St-Symphorien pour tenter de s’extirper encore un peu plus de la zone dangereuse : le RC Strasbourg. Autant dire qu’on pouvait compter sur Thierry Laurey pour concocter un schéma rugueux des familles pour contrecarrer les plans messins. Pas de bol, son confrère Vincent Hognon avait décidé d’une animation semblable. Résultat des courses : un match fermé, un round d’observation quasi permanent, un néant de jeu, peu de situations, et seul ce petit détail pour faire basculer la rencontre d’un côté…

Pour une fois depuis bien longtemps, la pièce est tombée du bon côté. Cette fois, ce sont bien les partenaires d’Habib Diallo qui ont su mettre à profit le destin pour aller faire la différence sur leur quasi seule occasion créée au cours de l’heure et demie passée sur le rectangle vert. Que retenir alors, si ce n’est le score au tableau d’affichage ? Pas grand-chose d’un point de vue purement footballistique, honnêtement. Mais si l’on s’arrête là, cela risque de faire un peu court. Attardons-nous donc un peu plus sur la manière dont s’est dégoupillée la physionomie de cette partie qui ne risque pas d’entrer dans le panthéon des annales des derbys.

En réalité, si ce 95ème derby du Grand-Est en L1 a accouché d’une telle purge, la faute n’en incombe pas pour autant qu’au FC Metz. Si les protégés de Vincent Hognon avaient effectivement décidé de bétonner en densifiant l’axe dans l’espoir de ne pas encaisser de but, les pensionnaires du Bas-Rhin s’étaient décidés à jouer le contre, en essayer de profiter des espaces laissés dans le dos des Grenats. Ce qui, finalement, n’a pas trop mal fonctionné pour eux, le problème étant qu’ils sont tombés sur un os dans la zone de vérité en la personne de Alexandre Oukidja -l’ancien de la maison bleu et blanc- qui ne s’est pas fait prier pour jouer un bien vilain tour à son ex-club. Une fois présenté ce contexte, on comprend mieux pourquoi il ne s’est (presque) rien passé sur le terrain…

 

Chose rare, nous avons assisté à un véritable round d’observation durant l’ensemble de la première période où seul Strasbourg aura su tirer son épingle du jeu, par intermittence seulement, cela dit. Les Messins ont gardé et fait circuler le ballon à droite, à gauche, au centre, toujours de façon latérale, ce qui a eu le don d’agacer les 18 079 intransigeants supporters grenat venus initialement pour voir du Football. De leur côté, les Cigognes ont eu toutes les peines à franchir le premier rideau défensif dans l’entrejeu même si le score aurait pu (dû) basculer en leur faveur au regard des intentions.

Passé ce premier acte insipide, on pensait que tout allait changer en seconde, eh bien, pas du tout à vrai dire. Toujours ce faux rythme, ces enchaînements ratés, ces combinaisons foireuses. Un festival de déchets techniques en somme. Jusqu’à ce qu’un coup du sort fasse basculer la partie du côté mosellan, en la faveur de ce corner repris préalablement par Maiga au premier poteau avant que Boye ne se charge de convertir l’offrande faite par Sels, le portier alsacien coupable de cette faute de main à bout portant (1-0, 68ème). En toute fin de rencontre, la maladresse strasbourgeoise offrira deux balles de break au club lorrain mais c’était sans compter sur le manque d’application de Diallo puis Boulaya, pourtant en positions idéales pour enfoncer le clou. Qu’importe, l’essentiel sera préservé et puis de toute évidence, tout le monde s’en contentera en interne comme d’habitude.

Les hommes de Thierry Laurey auront appris la leçon : « il faut savoir tuer la bête », répétait inlassablement le coach alsacien en zone mixte quand son confrère Vincent Hognon se réjouissait d’avoir « pris trois points ce soir ». C’est à peu près tout ce dont il faut retenir apparemment. Reste que le Grand-Est est grenat cette saison. Une maigre prouesse dont il faudra se satisfaire pour le moment. En attendant du spectacle, du football et des jours plus heureux sur les bords de la Moselle, qui sait ?

 

Les notes des joueurs

 

Les tops :

Oukidja (7) : ses deux arrêts réflexes salvateurs devant Lala et Ajorque n’auront pas manqué de dégoûter l’attaque strasbourgeoise ; de plus, il s’est montré impérial dans les airs durant toute la rencontre.
Boye (7) : irréprochable dans les duels -et pourtant il avait un client en la personne de Ajorque-, c’est lui qui délivre le public de St-Symphorien en étant à l’affût sur le corner victorieux de la 68ème minute.
Pajot (6) : par sa combativité de tous les instants, il a fait du bien à l’entrejeu grenat, n’hésitant pas à apporter le surnombre entre les lignes au milieu ; une bonne première en championnat pour l’ex-Stéphanois qui s’est immédiatement fondu dans le collectif.

Les flops :

Centonze/Udol (4) : les deux latéraux défensifs ont été étrangement régulièrement pris à défaut dans leur dos, cela étant sans doute dû à l’utilisation massive de la profondeur par les milieux alsaciens ; heureusement, les hommes de Thierry Laurey n’ont su en profiter.
Diallo (3) : invisible au cours du premier acte, l’attaquant vedette du club à la Croix de Lorraine a eu plus de possibilité par la suite mais a tout raté, à l’instar de ses deux opportunités en or en toute fin de match qu’il a vendangées.

 

M.D

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