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[Après-match : FC Metz – Olympique Marseille] Un match plein (de regrets…)

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Toujours en quête d’un succès, c’est un FC Metz au visage séduisant qui est passé tout proche d’une victoire de prestige face à l’OM à St-Symphorien (1-1), mais…

 

L’analyse

 

Au sortir d’une prestation calamiteuse de nos Grenats à Nice, Vincent Hognon n’avait pas mâché ses mots en conférence de presse d’après-match et avait eu le bon goût (pour une fois) de tirer à boulets rouges sur ses joueurs en même temps que la sonnette d’alarme. Dans un contexte d’urgence comptable, une telle prise de conscience est des plus louables, quand bien même cela relève d’une certaine forme de normalité. En tout cas, il semble que le message délivré par l’entraîneur du FC Metz ait (enfin) eu de l’écho parmi les joueurs messins au regard de cette prestation de haute volée accomplie par le onze lorrain face à la meilleure équipe française depuis l’automne, laquelle restait sur 6 victoires de rang en L1 : l’OM.

Alors qu’on n’imaginait pas vraiment cette équipe grenat pouvoir figurer aussi bien dans cette rencontre qui semblait largement perdue d’avance au regard des dynamiques aux antipodes, il s’avère que ce FC Metz là a en fait de la ressource et du potentiel, malheureusement insuffisamment exploités. Quelle étrange équipe, capable (rarement) du meilleur lorsque le niveau s’élève, comme du pire, lorsque la qualité adverse est semblable. Comme lors des réceptions de Monaco, Reims & Nantes et du voyage à Lille, Metz a démontré une force de caractère exemplaire et appliqué à la lettre un plan de jeu cohérent pour mettre à mal le collectif adverse. Ce qui demeure toujours incompréhensible, c’est que ces valeureux grenats -qui se mettent au niveau des grosses cylindrées du championnat- échouent paradoxalement à trouver la formule face à des formations calibrées « bas de tableau », peinant régulièrement dans l’intensité, l’envie et l’agressivité qu’ils ne reproduisent finalement que face aux cadors de la L1.

Comment diable, les Mosellans ont-ils donc pu faire aussi bonne figure dans cette rencontre si déséquilibrée sur le papier ? Premièrement, ils y ont cru. Après un premier quart d’heure plutôt à l’avantage des Phocéens, peu à peu, les Grenats ont pris conscience de leurs possibilités et bien évidemment, la blessure de Mandanda à la suite du pressing véloce de Nguette jusque dans ses pieds a été un tournant en ce sens, quelque part. En effet, les hommes de Vincent Hognon n’ont pas hésité à mettre des taquets et à sortir de leur camp avec conviction pour faire douter l’OM. C’est la raison pour laquelle ils auront été les plus dangereux pendant une soixantaine de minutes environ, avant que les contraintes d’effectif alliées aux changements adéquats effectués de la main de maître d’André Villas-Boas n’aient raison du FC Metz…

Deuxièmement, si les Dimitri Payet et consorts ont éprouvé les pires difficultés à manœuvrer les opérations, c’est aussi et surtout parce que Hognon avait visé juste tactiquement en imaginant que son équipe défende en avançant, à la faveur d’un bloc médian dont l’objectif était précisément de couper les relations au milieu entre Sanson, Rongier et Payet. Dans l’idée et la réalisation, c’était presque parfait puisque Fofana, Maiga et Angban avaient du jus pour presser sans relâche. Mais c’était sans compter sur la capacité des Olympiens à répondre eux aussi tactiquement en changeant d’organisation et en procédant à des retouches du onze pour finalement parvenir à équilibrer la balance et à revenir dans la partie grâce aux entrants Radonjic et Germain. Cela étant dit, il n’en demeure pas moins que Metz a sans doute réalisé lors de cette 18ème journée sa prestation la plus aboutie de la saison. Rien que ça.

Un sentiment de gâchis, tant l’on sait ô combien il serait appréciable d’observer le club messin performer dans cet état d’esprit-ci le week-end prochain à Dijon, alors que c’est sans doute un tout autre visage qu’arboreront les partenaires de Habib Diallo en terres bourguignonnes… Heureusement pour les Messins -en quête d’une quatrième victoire cette saison-, pour l’instant rien n’est rédhibitoire dans le bas de classement puisque tout y est figé : Toulouse et Nîmes agonisent lentement mais sûrement tandis que Metz reste au contact de Dijon et Amiens dans le sillon des clubs qui grattent des points par-ci, par-là, sans vraiment avancer. Une position de barragiste qui demeure au moins à la portée du club à la Croix de Lorraine. Mais il ne faudrait pas y stagner trop longtemps non plus au risque de voir un jour la queue de peloton s’émanciper…

 

Les notes des joueurs

 

Les tops :

Coach Hognon (7) : tactiquement, le coup était parfait jusqu’à l’heure de jeu et la sortie sur blessure de Traoré qui a malheureusement un peu bouleversé les plans messins malgré ce marquage individuel judicieux dans l’entrejeu qui a longtemps annihilé le jeu des Olympiens.
Nguette (7) : insaisissable, percutant, efficace comme sur ce but de renard et malin aussi à l’instar de ce pénalty provoqué face à Sakai, l’ailier gauche messin a été brillant pour la deuxième fois de la saison (après sa prestation XXL contre Montpellier).
Udol (6) : selon certains journalistes -qui n’ont pas vu le match-, il serait à l’origine de l’égalisation marseillaise alors qu’il n’en est en rien responsable ; au contraire, sa prestation a été hyper solide dans bien des domaines comme souvent.
Sunzu/Boye (6) : une charnière centrale messine qui a relativement bien maîtrisé Benedetto ainsi que l’animation offensive des hommes de Villas-Boas dans l’ensemble.

Les flops :

Centonze (4) : eh non, notre latéral droit chéri n’est pas l’homme du match, n’en déplaise à d’aucuns ; certes, ce caviar adressé à Nguette est un délice mais défensivement, ce fut un après-midi compliqué pour lui…
Fofana/Maiga (4) : appliqués et volontaires dans l’impact, les deux milieux mosellans ont manqué d’imagination à la relance tandis que Fofana oublie l’appel de Germain dans son dos sur l’égalisation phocéenne.
Diallo (3) : un match « sans » pour l’international sénégalais : déjà relativement peu à son aise dans le jeu en pivot en première période, il n’a pas su offrir la balle de break au FC Metz au moment adéquat sur ce pénalty admirablement détourné par Pelé…

 

M.D

 

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