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[Après-match : FC Metz – Olympique Lyonnais] Plus ça VAR, moins ça va…

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Dans un contexte d’ensemble pesant, les Grenats ont cédé en toute fin de chaque période face à des Lyonnais pas plus fringants mais surtout opportunistes (0-2) hier à St-Symphorien…

 

L’analyse

 

Le VAR est dans le fruit. Non pas que son utilisation devrait être proscrite sur les terrains de foot au regard d’évènements toujours plus étonnants -si ce n’est contradictoires- qui se produisent et se répètent lorsque le corps arbitral se saisit des images. Mais il est grand temps de mettre un terme aux polémiques diverses qui continuellement alimentent et animent les débats, dénaturant toujours un peu plus ce sport qui reste un jeu, ne l’oublions pas. Pour ce faire, il conviendrait dans un premier temps que l’arbitre central, ses assistants et l’équipe d’analyse vidéo installée confortablement dans le camion tâchent de se coordonner un tant soit peu. On ne peut en effet admettre qu’une décision majeure puisse nécessiter plus de 5 minutes pour être validée ou annulée. Quand, à la 45ème minute de jeu, le VAR est appelé pour une soi-disant main commise par Udol -lequel touche effectivement le cuir de l’avant-bras mais de façon involontaire puisqu’il subit en premier lieu une charge de Denayer- il apparaît tellement irréaliste que l’assistance vidéo ait besoin d’autant de temps pour, au final, garder son indécision puisque c’est bien M. Wattellier, l’arbitre central qui est contraint d’aller visionner lui-même les images.

 

Suite à cela, le FC Metz s’est finalement vu sanctionner d’un penalty des plus litigieux. Alors certes, une telle décision n’est pas foncièrement scandaleuse mais l’attitude peu assurée de l’arbitre principal interpelle. Sans doute était-ce plus confortable pour lui de siffler penalty plutôt que l’inverse. D’autant plus lorsqu’on sait les agissements perpétuels d’un président rhodanien omniprésent en coulisses et en dehors, toujours prêt à œuvrer avec zèle pour influencer le corps arbitral. Et cela a évidemment joué dans la balance. Forcément, il y a de quoi enrager du côté du public de St-Symphorien. Des supporters mosellans qui n’ont eu qu’à subir cette situation gênante, sans avoir le droit de réponse claire et explicite quant au déroulement de la procédure d’enclenchement du VAR. Ceci étant dit, il n’est pas question de rejeter toute la faute à l’arbitrage de M. Wattellier. A sa décharge, il faut avouer qu’il n’est jamais chose aisée de faire abstraction à 100% d’un environnement rendu néfaste par certains acteurs, qu’ils soient sur ou en dehors du terrain d’ailleurs. Mais ces comportements lyonnais d’antijeu ne passeront probablement pas dans quelques jours lorsque sera venu le temps d’un 1/8ème de finale de LDC face à la Juve. Ce qui est certain, en revanche, c’est que l’expulsion de Diallo en fin de rencontre est indiscutable ; que le penalty à retirer suite à l’avancement d’Oukidja de sa ligne de but l’est tout autant.

 

Lorsque dans un débrief, on parle moins du match que des décisions et des faits de jeu, c’est qu’il y a des raisons. Et pour cause, le match en lui-même a été une horreur pour les yeux. Première raison à cela : les Grenats ont présenté un visage peu séduisant en décidant de verrouiller l’entrejeu et fermer les couloirs. Un schéma tactique frileux qui de toute évidence n’aurait pas porté ses fruits puisque les joueurs lorrains se sont montrés incapables de se procurer la moindre occasion en 90 minutes. Pas un tir cadré, pas un seul… De son côté, la formation dirigée par Rudi Garcia n’était pas dans un grand jour, mais, à la différence des Messins, les partenaires de Cornet ont su exploiter intelligemment les 4 corners qu’ils ont obtenu au cours du premier acte. Et c’est sur le dernier, en l’occurrence, que la partie s’est jouée. Dans la confusion décrite plus haut, les Rhodaniens ont ainsi trouvé la faille juste avant la pause. Dans la « lutte à distance » -si l’on puis dire- entre les deux avant-centre Dembele et Diallo, c’est le premier cité qui a tiré son épingle du jeu en se montrant disponible, robuste et efficace. Tout le contraire d’un Diallo qui est passé complètement au travers…avant de sortir de son match en se rendant coupable d’un coup de coude inexcusable à l’encontre de Marçal. En fin de rencontre, Lyon se sera offert le luxe de clore le suspense suite à un contre et une sortie d’Oukidja mais tout cela restera du domaine de l’anecdotique.

 

Le plus gênant étant l’absence de révolte de Grenats qui n’auront strictement rien tenté dans une seconde période gérée avec la plus grande sérénité par l’OL. Il s’agira d’y remédier et rapidement pour ne pas perdre le cap. Surtout que la bataille pour le maintien fait rage dans le bas de classement, que les Grenats se sont plantés une nouvelle belle épine dans le pied en s’inclinant une deuxième fois consécutivement à domicile, et que l’expulsion de Diallo devrait le priver d’au moins 3 matchs. Dans le même temps, les hommes de Vincent Hognon risquent de voir leurs concurrents s’approcher dangereusement. Espérons que tous ces évènements n’aient pas pour effet d’entamer la confiance d’un patient grenat qui commençait doucement à voir le chemin de la guérison. Pas très rassurant tout ça…

 

Les notes des joueurs

 

Les tops :

N’Doram (6) : le seul à réellement surnager dans l’entrejeu, à être capable de porter le ballon et de l’orienter correctement vers l’avant.
Boye (6) : le roc messin s’est montré intraitable dans les duels, n’a pas commis d’erreur manifeste et a même soulagé à plusieurs reprises son partenaire Bronn.

Les flops :

Angban (4) : un gros volume de jeu notamment dans la récupération du ballon mais pour le reste, c’est trop faible techniquement pour apporter une plus-value au jeu messin.
Niane (3) : appliqué dans le replacement défensif, catastrophique dans le domaine offensif (il a tout raté) alors que c’est ce qu’on lui demande en premier lieu…
Diallo (0) : à l’instar de son compère Niane, l’atout n°1 des Grenats s’est fait museler par Denayer toute la partie (c’est rare) avant de péter les plombs (c’est rare aussi).

 

M.D

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