Socios FC Metz

Socios fc metz

ActualitéS

Socios tv

E-football

Grenat-cars

[Après-match : FC Metz – Montpellier HSC] Le don de tout gâcher

Share on facebook
Share on google
Share on twitter
Share on linkedin

Alors qu’il s’était mis dans des dispositions idylliques après 70 minutes de grande qualité et deux buts d’avance, le FC Metz s’est sabordé de façon inexplicable face à Montpellier (2-2) à St-Symphorien : un scénario tragique non sans conséquences…

 

Le débrief

 

Un jour sans fin. Une histoire au recommencement infini. Comme lors de la réception de Toulouse le mois précédent, les Grenats ont déployé une certaine qualité de jeu, créé, enchanté parfois, mais se sont liquéfiés à la première boulette. Il n’en aura fallu que d’une seule, en l’occurrence celle de Sunzu, en grande difficulté hier soir face à la tonicité et la rapidité d’exécution des attaquants montpellierains, pour amorcer le mauvais virage et perdre le contrôle. Des Messins qui ont cette fâcheuse coutume de baisser les bras au moindre but concédé, ce qui n’est pas sans démontrer, une fois de plus, l’état de fragilité mentale dans lequel évolue l’équipe coachée par Vincent Hognon. Ça n’est pourtant pas faute d’envie, d’agressivité ni de détermination cette fois-ci, car les Lorrains n’ont franchement pas démérité.

 

Pour ainsi dire, pendant près de 70 minutes, il n’y avait qu’une seule équipe sur le terrain. Le problème est que le FC Metz a naïvement laissé la formation héraultaise revenir dans la partie paradoxalement au sortir d’un temps fort, malheureusement non sanctionné au tableau d’affichage. Malgré tout, à cet instant, les Grenats comptaient deux buts d’avance grâce à l’inarrêtable Diallo, bien servi par Cabit (1-0, 25ème) et avec l’aide du revenant Nguette, qui a curieusement profité de ce weekend de la Toussaint pour ressusciter d’entre les morts et offrir au public de St-Symphorien un but de grande classe (2-0, 46ème). Mais voilà, on sait malheureusement que cette équipe est capable du meilleur comme du pire à l’intérieur d’un même match. A 70 minutes au contenu quasi parfait, on est passé à un petit moment de flottement d’environ 10 minutes qui a suffi au bonheur des Héraultais qui n’attendaient que cela pour se remettre en selle. En sept minutes chrono, la formation de Michel Der Zakarian est donc parvenue miraculeusement à revenir dans la partie, dans un premier temps, grâce à une ouverture en profondeur vers Delort qui a éliminé Sunzu comme un plot avant de tromper Oukidja comme un U13 (2-1, 70ème), puis, dans un second temps, par l’intermédiaire d’un nouvel entrant, Sambia, dont la demi-volée à la suite d’un cafouillage de la défense mosellane a fait mouche de façon aussi spectaculaire que soudaine (2-2, 77ème). Ou comment tout gâcher, le temps d’un instant.

 

Une réussite insolente dont a bénéficié le club du regretté Loulou Nicollin (RIP) aussi parce que l’entraîneur montpellierain a eu l’audace -et surtout le flair- de changer de système à la pause, après une première période ratée de son équipe. En repassant à une défense à 4 à plat, son équipe a retrouvé son assise défensive et davantage de profondeur dans le jeu offensif. Cependant, si ce changement tactique a pu fonctionner, c’est aussi parce que dans le banc opposé, Vincent Hognon, lui, s’est vautré dans l’approche qui devait être celle du FC Metz après avoir stocké deux buts d’avance. Il aurait sans doute été judicieux d’effectuer un voire deux changements au milieu de terrain pour tâcher de sécuriser l’axe et fermer le jeu, par la même. En effet, vers l’heure de jeu, certains joueurs messins étaient cuits, à l’image d’Angban ou Traoré. En relançant par exemple un certain Cohade, le coach lorrain aurait non seulement envoyé un signal positif à son capitaine -visiblement plus en état de sainteté pour des raisons obscures- en plus de rééquilibrer son entrejeu. Au lieu de cela, il a laissé les brèches s’élargir et a compté sur le destin et la chance pour maintenir la victoire. Encore une fois, ça n’a pas fonctionné. Une équipe grenat qui, pourtant, dispose d’un potentiel criant sous la semelle mais qui a le don de se désorienter et se liquéfier à la moindre embuche. Il n’y a pas plus frustrant. A la longue, on a quelque part ce sentiment qu’un tel scénario va se répéter inlassablement, et vouer à la perte de ce FC Metz…

 

Les notes des joueurs

 

Les tops :

Centonze/Cabit (7) : les deux latéraux grenat montent en puissance au fil des semaines et cela se traduit sur le terrain par une exemplarité de leur part dans les tâches défensives ; l’ex-Lensois est devenu indiscutable sur son flanc droit tandis que le niveau affiché par l’ancien ajaccien ferait presque éclipser Delaine, c’est dire !
Nguette (7) : il l’attendait depuis très exactement le 29 avril 2017 face à Nancy, et c’est enfin chose faite : Nguette a remarqué en L1 en plus d’avoir été à l’origine de l’ouverture du score de Diallo par son avant-dernière passe. Il était temps.

Les flops :

Sunzu (3) : une telle note peut paraître un peu dure étant donné son omniprésence dans les duels et les retours défensifs en première période ; malheureusement, il a complètement flanché en seconde et a été à l’origine de quasiment chaque occasion héraultaise de la fin de partie…
Hognon (3) : alors que l’équipe de Montpellier était complètement hors du coup, il aurait dû faire des changements beaucoup plus tôt dans la rencontre et faire en sorte que son équipe cadenasse le jeu au lieu de se disperser dans tous les sens.
Oukidja (4) : parce qu’il doit mieux fermer l’angle sur le premier but montpellierain et qu’il ne fait plus gagner de points à son équipe depuis un moment, désormais.

 

M.D

Socios FC-Metz © 2019