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[Après-match : FC Metz – Le Havre AC] La panne un peu gênante

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Une semaine jour pour jour après avoir subi leur première déconvenue de la saison, les Grenat sont malheureusement passés complètement au travers sur leur pelouse face à une équipe du Havre aussi solidaire qu’opportuniste (0-1).

 

La composition

 

Après sept victoires consécutives, les Grenat ont chuté en région parisienne face au Paris FC. Avec une farouche volonté de se racheter devant son public, le FC Metz recevait Le Havre dans son antre de St-Symphorien, un adversaire a priori pas facile à bouger, les Normands n’ayant encaissé qu’un seul but hors de leurs bases depuis le début de saison. Pour tenter de renouer avec le succès, Frédéric Antonetti faisait confiance à son dispositif favori. Deux changements seulement étaient de mise par rapport au déplacement à Charléty : Nguette, touché à la cuisse, est remplacé numériquement par Boulaya et Rivierez qui supplée Jans dans le couloir droit. A noter la permutation entre Rivière et Diallo, la meilleure gâchette du championnat étant ainsi repositionnée à son poste d’avant-centre. Bonne nouvelle du côté de l’infirmerie où Maiga est sur le chemin du retour.

 

Le film du match

 

Comme souvent, l’entame de match était à la faveur des joueurs du président Serin. Incisifs sur leur côté gauche, les Grenat prennent rapidement l’ascendant à la faveur du trio Delaine/Cohade/Rivière. Si le capitaine lorrain n’ajuste pas sa mire (3ème), Rivière parvient à déborder, sans succès (5ème) alors que Delaine multiplie les débordements et les centres (10ème). Le latéral gauche messin est définitivement le joueur le plus en vue en ce début de partie. A la suite d’une faute de Moukoudi sur Diallo à l’entrée de la surface côté gauche, Cohade enroule parfaitement son ballon que ne parvient pas à capter Thuram mais Rivière, qui hérite du cuir, dévisse complètement sa frappe à bout portant (18ème). Un énorme manqué qui figurera comme la plus grosse occasion des locaux dans une première période assez fermée. Car c’est un euphémisme de dire que les Havrais sont venus avec de petites intentions de jeu. Les Grenat confisquant largement le ballon, les hommes de Oswald Tanchot ne s’essaient que par le biais de longs ballons envoyés à destination de Gory, sans grand succès. Pour autant, les Messins ont du mal à emballer la rencontre. Seuls les coups de pieds arrêtés offrent de véritables opportunités mais ni Cohade, ni Boulaya ne sont vraiment inspirés dans l’exercice. Le cas échéant, le portier normand veille au grain sur les tentatives de Rivière (28ème) puis Sunzu (36ème) qui ne trouvent pas le cadre. Au terme d’un premier acte assez terne, le score est plutôt logiquement nul et vierge.

 

Si les Messins ont régulièrement habitué leur public à produire du spectacle en seconde mi-temps, le scénario va très vite tourner au cauchemar. Les Normands sont en effet revenus des vestiaires avec d’autres intentions. La première alerte surviendra à la suite d’un coup franc botté par Ferhat que reprend quasi parfaitement Bain mais le ballon vient frôler la lucarne d’Oukidja (55ème). Si Boulaya est proche de conclure un joli numéro dans la surface pour placer le deuxième tir cadré de la rencontre (61ème), ce sont bien les visiteurs qui vont se montrer les plus réalistes dans la zone de vérité. Idéalement lancé en profondeur par Gory, Ferhat s’infiltre un peu facilement dans la surface messine avant de conclure par un plat du pied qui file sous les jambes d’Oukidja (0-1, 62ème). C’est la débandade à St-Symphorien. A vingt-cinq minutes du terme, le coach mosellan décide de jouer son va-tout en faisant entrer Niane et Jallow pour amener de la percussion dans les couloirs. Très vite, les changements vont apporter de la fraîcheur dans le jeu grenat. Après une percée côté gauche, Niane pénètre dans la surface mais tombe un peu facilement (70ème) avant de réussir un beau centre repoussé in-extremis par Moukoudi (71ème). Le petit Jallow sera quant à lui bien servi dans la surface mais il ne parviendra pas à faire la différence face à une très costaude charnière centrale havraise (78ème) alors que son débordement sera une nouvelle fois stoppé net par Moukoudi (84ème), décidément brillant. Du reste, l’animation défensive des Normands aura été impériale. Pour la première fois de la saison, le FC Metz restera muet, concédant par la même son premier échec à domicile.

 

Les notes des joueurs

 

Les semi tops :

Sunzu / Boye (5) : l’axe central de la maison grenat a fait le travail assez sobrement. Si Sunzu a pu inquiéter le public de St-Symphorien suite à une perte de balle plein axe en première période, la copie rendue par la charnière a été de belle facture, même si elle n’a que très rarement été sollicitée.
Delaine (5) : une grosse débauche d’énergie en première mi-temps avant de baisser d’un ton en seconde ; sa vitesse et sa qualité de centre aurait pu permettre de trouver l’ouverture.

 

Les flops :

Rivière (3) : un début de match prometteur avant que l’attaquant français ne goinfre la meilleure occasion messine de la première mi-temps consécutive à un coup franc de Cohade relâché par le portier havrais ; du reste, il a été inexistant et logiquement remplacé à l’heure de jeu.
Boulaya (3) : les semaines se suivent et se ressemblent pour le dribbleur des Fennecs ; depuis son mois d’août tonitruant, l’ailier messin ne réussit plus grand-chose. Son coach s’est même résigné à le faire sortir en même temps que Rivière.
Angban (3) : c’est le coup de pompe pour l’international ivoirien, déjà peu en vue la semaine passée ; le milieu relayeur semble marquer le pas physiquement, en témoigne ce déchet technique auquel il ne nous avait pas habitué.

 

L’analyse

 

L’après trêve internationale aura décidément fait beaucoup plus de mal au club à la Croix de Lorraine que prévu. Si les Grenat sont tout de même parvenus à s’extirper du piège biterrois (victoire 1-3 à Béziers) deux semaines plus tôt, la spirale enchantée s’est subitement inversée et la qualité du jeu messin s’en retrouve largement estompée. A Paris, déjà, les Lorrains ont nourri d’immenses regrets de ne pas repartir avec au moins un point tant ils ont dominé de la tête et des épaules la partie. Cette fois-ci, Metz ne peut se justifier d’une telle déconvenue en ce sens où les partenaires de Renaud Cohade n’ont jamais réellement su insuffler le danger dans le camp havrais…

Jamais à ce point cette saison les Mosellans ne s’étaient procurés aussi peu d’occasions nettes de but. Un déficit offensif qui prend sa source dans les couloirs, malheureusement bien trop peu animés que ce soit avec Rivière à gauche -malgré les efforts de Delaine- ou à droite avec Boulaya et Rivierez. Un flanc droit particulièrement décevant depuis quelques rencontres. Le milieu offensif algérien n’est plus que l’ombre de lui-même depuis trop longtemps et a tendance à systématiquement surjouer, ce qui commence à agacer le public.

De surcroît, il apparaît assez évident que les choix tactiques d’Antonetti s’avèrent peu concluants ces temps-ci. Entre la réintégration (un peu forcée) de Rivière dans le onze dont le profil est davantage axial que latéral et le maintien d’un système beaucoup trop défensif -deux milieux récupérateurs semblent largement suffir- lorsque Metz évolue à domicile, les Messins ont quelque peu perdu de leur assise collective et offensive. Le rouleau compresseur du milieu, qui avait bien souvent broyé son adversaire, (Brest, Orléans, Ajaccio, Troyes notamment) est également en panne d’inspiration. Les jeunes Fofana et Angban évoluent clairement en deçà de leur niveau réel. Le problème est peut-être d’ordre physique, en tout état de cause, l’horizon n’est pas aussi rose qu’il n’y paraît. Le FC Metz est toujours leader mais la marge est étroite. Que la machine se relance, et vite…

 

M.D

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