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[Après-match : FC Metz – FC Girondins Bordeaux] La mission était impossible

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Après une entame de match idyllique, les Grenats se sont sabordés tout seul un match dont ils avaient pourtant la mainmise et sont tombés de haut à St-Symphorien face à Bordeaux (1-2)…

 

L’analyse

 

De base parti pour honorer, le FC Metz s’est finalement sanctionné tout seul face aux Girondins de Bordeaux. On peut même parler d’autoflagellation, à ce stade. Toujours est-il que ce qui est arrivé hier soir à St-Symphorien va certainement laisser de lourds regrets dans la tête des joueurs. Portés par la chaleur d’un public particulièrement bouillonnant -et c’est rare ces temps-ci-, les Grenats ont sans doute pensé qu’ils allaient marcher sur leur adversaire du soir mais la physionomie de la rencontre en aura décidé autrement malheureusement… A peine eu le temps de célébrer une ouverture du score aussi admirable de génie que précoce après un geste plein de spontanéité de Niane (1-0, 2ème) à la suite d’un service parfait de Pajot sur corner que les partenaires de Habib Diallo voyaient leur plan contrarié par un évènement qui allait bouleverser complètement le sort de la confrontation face aux Bordelais.

Sans doute pris par l’émotion et dans l’intensité électrisante d’un de ces soirs un peu spécial, l’ami Pajot a pété les plombs lorsqu’il s’est fendu coupable d’un tacle assassin haut sur la cheville de Kwateng qui sera d’ailleurs contraint à céder sa place par la suite. Pajot a beau être « le joueur le plus gentil de France » selon les dires un brin lunaire de son entraîneur, son comportement s’est révélé inadmissible et le carton rouge qu’il a écopé n’en a été que plus logique, finalement.

En tout cas, difficile de crier à la fameuse conspiration arbitrale envers le FC Metz tant l’on sait le potentiel de gravité qu’un tel geste peut occasionner… Et quand une grande partie du stade y met du sien en se permettant d’enrager à chaque toucher de balle du joueur en question, on se met doucement à avoir honte mais bon, c’est aussi ça le Football, dans sa facette la plus sombre. C’est juste lamentable et grotesque. Par la suite, on a donc assisté à une scène assez commune du jeu du chat et de la souris avec des Grenats qui ont reculé et défendu incroyablement bas tandis que les Girondins se devaient de prendre le jeu à leur compte et écarter un maximum sur les ailes afin de tenter de trouver une faille dans les deux lignes de quatre bien en place. Le tout aura bien fonctionné pendant 45 minutes, lorsque Metz avait des cannes, à vrai dire. Avec un peu plus d’efficacité, Nguette (34ème) voire Centonze (36ème) auraient aggravé la marque avant la pause mais à chaque fois Costil a été impérial devant sa cage.

Et puis, la deuxième période a démarré et là, ce fut le drame. En totale perdition au milieu de terrain, les Grenats ont peu à peu perdu le fil de leur rencontre en même temps qu’il y avait de moins en moins de gaz dans le moteur des joueurs du club à la Croix de Lorraine. Rarement, on aura assisté à autant de duels perdus par les Grenats en l’espace d’une seule période. La faute à une semaine vécue au rythme effréné de 3 matchs en 6 jours ? Evidemment que oui. D’autant plus lorsque le coach lorrain a décidé de faire confiance au même onze, à un titulaire près (Udol pour ne pas le citer). Alors à l’agonie, le collectif messin a cédé malheureusement trop rapidement avec ce but un peu bêtement concédé sur la frappe de Basic, étrangement seul plein axe (1-1, 53ème).

Par la suite, Metz a résisté, défendu avec valeur et courage mais toutes les vertus du monde n’auraient pas suffi face à un Bordeaux métamorphosé à tous les niveaux au cours d’un second acte où on ne retrouvera plus qu’une seule équipe sur le terrain… Des Grenats qui pensaient avoir évité le pire lorsque l’inoxydable Briand coupait au premier poteau un centre venu de la droite mais voyait sa tentative s’échouer sur le montant d’Oukidja (70ème). Mais comme il était écrit que la soirée mosellane devait mal finir… Les hommes de Paulo Sousa ont ainsi logiquement eu le dernier mot sur un énième ballon en profondeur sur lequel Oudin -qui connaît bien la région pour y avoir joué en équipe de jeunes- s’est illustré d’une superbe volée tout en puissance (1-2, 84ème). Oukidja pouvait alors s’en mordre les gants : son équipe avait tenu bon si longtemps pour finalement craquer sur la fin. Que c’est cruel. Et la malédiction girondine de se poursuivre jusque sur les bords de la Moselle depuis désormais plus de 15 ans. Il faut en effet remonter au 15 mai 2004 pour trouver trace d’un succès grenat face aux Bordelais dans l’Elite (3-1). Autant dire une éternité…

 

 

Les notes des joueurs

 

Les tops :

Niane (7) : intenable sur son couloir gauche, l’attaquant sénégalais s’est montré à la fois vif, percutant, adroit et spontané dans les trente derniers mètres adverses, il a même été récompensé d’entrée de jeu par son 3ème but de la saison ; en vain, malheureusement…
Centonze (6) : fidèle à lui-même, le latéral droit grenat est dans une forme éblouissante, aussi bien sur le plan offensif que défensif ; son action entreprise depuis le rond central jusqu’à la parade de Costil aurait tellement mérité meilleur sort…

Les flops :

Pajot (0) : après trois prestations d’affilée d’un haut niveau, le milieu prêté par Angers a tout gâché avec son coup de sang qui a occasionné la blessure de Kwateng et anéanti l’espoir messin de succès.
Maiga/N’Doram (3) : après la perte de leur coéquipier Pajot, la paire de récupérateurs messins a tenu bon une mi-temps avant de complètement plonger physiquement en seconde, au plus grand malheur de l’équipe…
Hognon (3) : alors que le score était encore positif (1-1), ses changements n’ont pas du tout été pertinents -et trop tardifs qui plus est- alors que l’équipe avait vraisemblablement besoin d’un second souffle au milieu de terrain ; c’est bien dommage…

 

M.D

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