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[Après-match : ASNL – FC Metz] L’envie n’y était pas…

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Déjà assuré du titre de champion, le FC Metz s’est rendu à Marcel-Picot la fleur au fusil et a logiquement été sanctionné au tableau d’affichage (1-0) par son absence criante de détermination face à des Nancéens surmotivés…

 

Le live report

 

Aie, aie, aie. Une défaite face au voisin du Sud, forcément, ça pique un peu plus qu’une défaite face à un adversaire plus classique. L’ironie du sort -et du calendrier- aura donc voulu que la phase retour du derby de la Lorraine se joue dans un contexte franchement peu captivant pour nos joueurs grenat, déjà mathématiquement sacrés champions avant le terme des deux dernières parties en L2 et dont la hargne aura cruellement fait défaut pour le coup. C’est bien malheureux pour les supporters mosellans qui auraient volontiers goûté à la mirabelle sur le gâteau à l’occasion de ce 68ème derby de l’Est. Mais voilà, au sortir d’une série exemplaire de 16 matchs sans le moindre échec, les partenaires de Renaud Cohade étaient visiblement déjà bien rassasiés avant le coup d’envoi et cela s’est rapidement matérialisé sur le terrain.

En effet, face à des Nancéens qui en avaient gros sur la patate moins pour laver l’affront d’une soirée cauchemardesque vécue dans le cadre du match aller (3-0 à St-Symphorien) que pour tenter d’aller chercher une ultime victoire synonyme de fin d’un suspense haletant dans la course au maintien, les Grenat ont eu du mal à trouver la motivation et les ressources adéquates pour figurer dignement dans la bataille pour la suprématie régionale. Rien que l’entame de match, catastrophique à souhait, laissait clairement présager le pire pour le club à la Croix de Lorraine. On retrouvait dès lors l’une des recrues hivernales des Rouge et Blanc particulièrement en jambe en la personne de Vagner : hyperactif sur le front de l’attaque, le Cap-verdien ne manqua que de sang-froid et de justesse pour tromper la vigilance de Oukidja (11ème et 27ème). Fort de ses 5 tentatives en l’espace d’une mi-temps, l’attaquant prêté par St-Etienne laissera finalement la vedette à son jeune partenaire Bassi qui, après avoir goinfré un duel à bout portant avec le portier messin (30ème), finira par conclure en deux temps après un cafouillage dans la défense grenat (1-0, 33ème). Pris à la gorge dans l’impact, anéanti dans chaque duel ou presque, le FC Metz est complètement méconnaissable, pire, il est neutralisé dans l’élaboration de son jeu, ce que seuls Clermont et Auxerre avaient été capable de faire jusqu’à présent en championnat.

 

Comment l’ASNL a donc bien su trouver les clés pour éteindre le jeu mosellan ? Avec une dose de pressing intense dans le cœur du jeu pour annihiler l’impulsion et le dynamisme de joueurs comme Cohade ou Gakpa, dans un premier temps. En bloquant le couloir fort des Messins, en l’occurrence celui occupé par Delaine et Nguette, en veillant à bien stopper les circuits courts entre ces derniers et Cohade, d’autre part. Etouffé dès la récupération, le leader s’est ainsi contenté de tenir le ballon dans son camp, sans jamais être en mesure d’insuffler l’impact physique qui fait généralement de lui une équipe imperturbable. Et forcément, lorsque la maîtrise n’y est pas, la qualité technique individuelle des attaquants est le seul remède de choix.

En l’espèce, à aucun moment un seul joueur du quatuor offensif n’a été en mesure de faire la différence, que ce soit en vitesse ou par le dribble. Défaillants dans l’agressivité et manquant cruellement de caractère face à des Nancéens remontés, les hommes de Vincent Hognon sont pourtant passés tout proches d’une égalisation inespérée lorsque Diallo réussissait le seul enchaînement messin valable du match mais butait sur N’Dy Assembe (85ème). Des Grenat qui auraient par ailleurs pu bénéficier d’un pénalty en fin de partie sur une main hasardeuse dans la surface (90ème+2) mais il faut avouer que ceci aurait constitué un véritable hold-up, tant Metz a manqué de la suite dans les idées et a traversé la rencontre tel un fantôme égaré. Nancy l’a donc fait, là où 17 autres équipes se sont cassées les dents. Parvenir à battre le leader, qui demeurait invaincu à l’extérieur depuis près de 8 mois. En voilà un bien bel exploit. Une petite haie d’honneur de la part des joueurs grenat à l’intention de la formation Meurthe-et-mosellane s’impose, non ?

 

Les notes des joueurs

 

Les tops :

Oukidja (7) : aussi paradoxal que cela puisse paraître, le portier grenat est clairement l’un des hommes forts de cette seconde partie de saison du FC Metz et il l’a encore démontré dans le derby de par ses arrêts sur sa ligne et ses sorties de balle pleines d’autorité.
Sunzu (6) : au cours de ce non-match de son équipe, notamment au milieu de terrain ou les Messins ont été mis à mal, le roc zambien a dû se démener à plusieurs reprises dans les duels pour éviter à son équipe de sombrer au tableau d’affichage.

Les flops :

Delaine (2) : hors du coup en première période et transparent en seconde, le latéral gauche n’a pas su impulser son dynamisme habituel dans le couloir et est passé complètement à côté de son match pour une fois.
Boulaya (2) : si quelqu’un l’a vu sur le terrain, qu’il se manifeste.
Gakpa/Diallo/Nguette (3) : outre Boulaya qui n’a pas daigné courir de la partie, les trois autres éléments du quatuor offensif du jour n’ont jamais été en mesure d’inquiéter la vigilance de l’arrière-garde du club aux chardons.

 

M.D

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